Annoncé comme une révolution pour la transparence du secteur. Le cadastre minier numérique reste en grande partie inutilisable trois mois après son lancement officiel.
Cette situation interroge alors que le Maroc veut attirer davantage d’investissements miniers. Y compris de la part d’entrepreneurs marocains de l’étranger qui suivent de près l’évolution du cadre administratif.
cadastre minier numérique : ce qu’il faut retenir
Le cadastre minier numérique devait regrouper, sur une seule plateforme, l’ensemble des informations sur les titres miniers. Objectif affiché : simplifier les démarches, réduire les délais et limiter les zones d’ombre dans l’attribution des permis.
En avril 2026, les autorités avaient présenté le système comme une étape clé vers une gestion plus moderne des ressources. Fin juin, devant les députés, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable. Leila Benali, a assuré que le registre était « réalisé ».
Dans les faits, la plateforme ne propose pour l’instant qu’une interface cartographique en version bêta. Les opérateurs n’y trouvent pas les fonctions annoncées, comme :.
- le dépôt de dossiers en ligne ;.
- le suivi des demandes de titres miniers ;.
- la signature électronique des autorisations ;.
- un accès structuré aux données géologiques.
Autrement dit, le cœur du service – la dématérialisation complète des procédures – n’est pas encore opérationnel.
Des freins persistants à l’investissement minier
Le secteur minier marocain souffre depuis des années d’une image d’opacité et de lourdeur administrative. Le cadastre minier numérique était censé répondre à ces critiques en rendant les données plus accessibles et les procédures plus prévisibles.
Trois mois après son lancement annoncé, les investisseurs potentiels se retrouvent donc dans un entre-deux : un système traditionnel toujours pesant. Un outil numérique qui n’a pas encore pris le relais. Les mêmes freins demeurent : lenteur des réponses, manque de visibilité sur les titres disponibles, difficulté à anticiper les délais.
Pour les porteurs de projets, cette incertitude a un coût. Chaque mois perdu peut retarder des campagnes d’exploration, des levées de fonds ou la mobilisation de partenaires techniques.
Quel impact pour les projets des Marocains de l’étranger ?
Pour les Marocains installés à l’étranger qui envisagent d’investir dans les mines au Maroc, ou qui accompagnent des partenaires étrangers, l’état du ce dossier est un signal important.
Beaucoup de profils techniques et financiers de la diaspora s’intéressent aux projets liés aux ressources naturelles. Mais ils misent sur des procédures claires, traçables et gérables à distance. L’absence de fonctionnalités complètes en ligne complique la préparation de dossiers depuis l’étranger et oblige souvent. À s’appuyer sur des intermédiaires sur place.
En attendant la mise en service intégrale de la plateforme, les MRE intéressés par le secteur minier doivent donc :.
- prévoir des délais supplémentaires pour toute démarche ;.
- se renseigner directement auprès de l’administration concernée avant d’engager des frais ;.
- suivre de près les annonces officielles sur l’ouverture réelle des services en ligne.
Ce retard n’annule pas les perspectives offertes par le secteur. Il repousse le moment où les investisseurs. Au Maroc comme à l’étranger, pourront s’appuyer sur un outil moderne et sécurisé pour structurer leurs projets.
Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.
Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.
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