الثلاثاء 25 أغسطس 2026

Arbitrage et médiation au Maroc : les lois sont là, reste à les faire vivre

Arbitrage médiation : Le cadre juridique est en place, les attentes sont désormais ailleurs.

Arbitrage médiation : ce qu’il faut retenir

Réunis à Casablanca, magistrats, avocats et experts ont dressé le même constat : le pays dispose aujourd’hui d’un cadre législatif et institutionnel solide pour l’arbitrage et la médiation.

Après plusieurs années de réformes, le débat ne porte plus sur la nécessité d’adopter de nouvelles lois. La priorité se déplace vers l’appropriation réelle de ces mécanismes par les tribunaux. Les professionnels du droit et les acteurs économiques.

Lors d’une conférence consacrée aux modes alternatifs de règlement des différends. Les intervenants ont souligné que ces outils ne doivent plus être considérés comme des mécanismes périphériques au procès classique.

Complément à la justice, pas voie concurrente

Au nom de l’Amicale Hassania des magistrats, le conseiller à la Cour d’appel de Casablanca. Abdellatif Ouardane. A rappelé que l’arbitrage et la médiation prolongent l’action de la justice plutôt qu’ils ne la concurrencent.

Selon cette vision, ils accompagnent les mutations économiques du pays et renforcent la confiance dans l’environnement juridique. Ils offrent des solutions plus rapides, consensuelles et adaptées à certains types de litiges, notamment commerciaux.

Cette approche suppose une coopération accrue entre :.

  • les juridictions et les magistrats,.
  • les avocats et conseils juridiques,.
  • les institutions spécialisées dans l’arbitrage et la médiation.

L’enjeu est de créer un réflexe : orienter vers ces mécanismes lorsque cela sert mieux les parties et l’économie. Tout en gardant le juge comme garant ultime.

Ce que les opérateurs économiques attendent

Le vice-président du Club des avocats du Maroc, Abdellatif Aït Boujbir. A insisté sur la demande des investisseurs pour un traitement rapide et prévisible des litiges.

Pour les entreprises, la possibilité de recourir efficacement à l’arbitrage et la médiation fait partie intégrante de l’attractivité d’un pays. Ces mécanismes permettent de limiter les blocages de projets, réduire les coûts des contentieux et préserver les relations commerciales.

Cette évolution contribue progressivement à changer le regard porté sur ces outils, longtemps perçus comme secondaires. Ils tendent à devenir des composantes normales de l’architecture judiciaire et économique.

Après les réformes, la phase d’exécution

La présidente de l’Institut marocain de médiation et d’arbitrage (IMMA). Manal Rabbaj. A résumé l’état d’esprit des participants : le temps des réformes est derrière. Celui de la mise en œuvre commence.

Concrètement, cela signifie :.

  • former davantage de magistrats, avocats et médiateurs,.
  • mieux informer les entreprises et les particuliers sur leurs droits,.
  • intégrer systématiquement ces options dans les contrats et les pratiques,.
  • assurer une articulation claire entre décisions arbitrales, médiations et justice étatique.

Pour les Marocains qui envisagent d’investir ou de gérer des projets au pays. Cette dynamique vise à offrir un cadre de règlement des litiges plus moderne, plus rapide et plus lisible.

Le passage d’une logique de réforme des textes à une logique de pratiques concrètes sera déterminant. Pour que ces mécanismes portent pleinement leurs effets sur le terrain.

Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.

Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.

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