Mohamed Lekleti exposition : Le Musée de la Kasbah à Tanger accueille jusqu’au 30 novembre 2026. L’exposition monographique « Ne tenir qu’à un fil ». Signée par le plasticien marocain Mohamed Lekleti. Figure reconnue du dessin contemporain entre la France et le Maroc.
Mohamed Lekleti exposition au cœur de la Saison Méditerranée 2026
Ouverte au public depuis le 19 juin, l’exposition se tient au sein de l’Espace d’art contemporain. Du Musée de la Kasbah. Elle s’inscrit dans la Saison Méditerranée 2026, portée par l’Institut français.
L’initiative revient à la Fondation Nationale des Musées du Maroc, en collaboration avec le Frac Occitanie Montpellier. Le commissariat de l’exposition est assuré par Abdelaziz El Idrissi.
Pour les Marocains de l’étranger de passage à Tanger cet été ou à l’automne. Cette programmation offre une occasion de découvrir une scène artistique marocaine en dialogue avec l’espace méditerranéen.
Un univers où dessin, pouvoir et exil se croisent
« Ne tenir qu’à un fil » propose un parcours où se mêlent dessin, peinture, objets et installations. Le visiteur est invité à explorer des œuvres qui questionnent les rapports de pouvoir. Les mécanismes de domination, l’exil, l’identité et les fragilités de la condition humaine.
Le travail de Mohamed Lekleti se distingue par la place centrale donnée au dessin. Mais l’artiste dépasse ce médium pour investir la peinture, le collage, le textile, la sculpture et l’installation.
Son vocabulaire visuel est riche et immédiatement reconnaissable :.
- mains, fils et nuages sombres,.
- corps hybrides mêlant figures humaines et animales,.
- visages dédoublés et silhouettes en tension ou en déséquilibre,.
- enfants, jeux, migrants et hommes de pouvoir,.
- images de guerre, chiffres, formules mathématiques et machines énigmatiques.
Ces éléments reviennent comme des signes récurrents et construisent un langage complexe. Les œuvres ne livrent pas d’emblée toutes leurs clés et privilégient l’interprétation à une lecture unique.
Objets symboliques et mémoire marocaine
Au-delà du dessin, l’exposition met en avant des objets chargés de références culturelles et spirituelles. Des oiseaux naturalisés renvoient au Cantique des oiseaux de Farîd-ud-Dîn Attâr.
On retrouve aussi des titres de propriété ancestraux marocains gravés dans le bois. Des perruques, des masques africains ou encore des tapis de prière. Ces présences créent des ponts entre mémoire intime, héritage marocain et questionnements universels.
Pour un public habitué à naviguer entre plusieurs pays, ces signes parlent de déplacements, de racines et de transformations. L’exil, thème fort chez Mohamed Lekleti, peut résonner particulièrement avec ceux qui vivent loin du Maroc. Tout en gardant un lien actif avec le pays.
Une halte culturelle pour les séjours au nord du Maroc
Situé dans la médina de Tanger, le Musée de la Kasbah reste facilement accessible pour les. Familles en visite ou en retour au pays. Intégrer cette exposition au programme d’un séjour dans le nord permet de découvrir un regard contemporain. Exigeant sur le Maroc et le monde.
Pour les amateurs d’art qui envisagent un retour prolongé ou des investissements culturels. Cette programmation illustre aussi le rôle croissant des institutions muséales marocaines dans la mise en valeur de la création nationale.
En attendant la clôture programmée au 30 novembre 2026. « Ne tenir qu’à un fil » confirme la place de Tanger comme destination culturelle majeure. Elle offre une occasion rare de rencontrer, en un seul lieu. La diversité des pratiques de Mohamed Lekleti et la force de son imaginaire.
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