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mardi 16 juin 2026

Justice des mineurs : un chantier décisif pour la protection de l’enfance au Maroc

justice mineurs Maroc : Combien d’enfants sont poursuivis, détenus ou orientés vers des structures spécialisées.

Pour des familles au Maroc comme pour celles installées à l’étranger qui envisagent un retour. La capacité du pays à protéger concrètement les enfants face à la justice devient une question centrale. Au-delà des textes, ce sont les pratiques des tribunaux. Des services sociaux et des établissements de prise en charge qui sont en jeu.

justice mineurs Maroc : ce qu’il faut retenir

Réunis à Rabat autour du ministère de la Justice, de l’Observatoire national de la criminalité (ONC), de l’Agence nationale de protection de l’enfance (ANPE) et d’acteurs associatifs, une cinquantaine de responsables publics et partenaires se sont penchés sur un même défi : comment savoir si la justice des mineurs Maroc protège vraiment les enfants, au-delà des principes affichés ?

L’atelier national, organisé avec l’appui de l’Union européenne. S’inscrit dans le projet « Ensemble pour une justice protectrice des enfants et des femmes détenues accompagnées de leurs enfants ». Il vise à confronter les réformes aux réalités quotidiennes : écoute de l’enfant par le juge. Recours aux peines alternatives, suivi après un placement, préparation de la réinsertion.

Les participants ont rappelé que le Maroc sait encore comptabiliser les enfants poursuivis, détenus ou orientés vers des structures spécialisées. Mais il dispose de beaucoup moins d’informations sur ce qui se passe ensuite dans leur parcours judiciaire et social.

Des lois nouvelles, mais peu d’outils pour mesurer leur effet

Cet atelier intervient alors que plusieurs chantiers structurants avancent ou se consolident.

  • La loi 43. 22 sur les peines alternatives.
  • La création de l’Agence nationale de protection de l’enfance.
  • La révision du Code de procédure pénale.

Ces textes ont un objectif commun : placer l’enfant au centre des décisions. Qu’il soit auteur présumé d’infraction ou en situation de vulnérabilité. Mais une question revient : comment vérifier que le principe de l’« intérêt supérieur de l’enfant. » n’est pas qu’une formule dans les jugements?

Selon la coordinatrice de l’ONC, la loi 43. 22 pourrait réduire indirectement le nombre d’enfants vivant en prison avec leur mère. En encourageant des peines autres que l’incarcération. Pour autant, sans données fiables, il reste difficile d’évaluer si ces alternatives sont effectivement appliquées, à quel rythme. Avec quels résultats sur la réinsertion.

Intérêt supérieur de l’enfant : du slogan à la preuve

L’une des principales difficultés soulevées lors de la rencontre concerne justement l’absence d’indicateurs pour apprécier. Dossier par dossier, le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Les intervenants ont insisté sur la nécessité de critères concrets : temps et qualité de l’écoute par le juge. Prise en compte de la situation familiale. Accès à l’éducation et à la santé pendant un placement, continuité du suivi après une décision judiciaire.

Sans ces repères, le risque est que la justice des mineurs Maroc reste davantage une réforme de texte qu’un changement réel de pratiques. Pour les familles, y compris celles qui vivent à l’étranger et souhaitent maintenir un lien fort avec le pays, la confiance dans les institutions dépendra de cette capacité à prouver, chiffres à l’appui, que les enfants sont effectivement mieux protégés.

Un enjeu de confiance pour les familles au Maroc et ailleurs

Pour les Marocains établis à l’étranger, ces évolutions ne sont pas théoriques. Elles concernent directement les enfants qui se partagent entre deux pays. Ou qui peuvent se retrouver impliqués dans une procédure au Maroc lors de séjours prolongés. De retours définitifs ou de conflits familiaux.

Lorsque les institutions parviennent à démontrer que les décisions judiciaires tiennent compte. De manière vérifiable, de l’intérêt supérieur de l’enfant, cela renforce la confiance dans l’environnement juridique du pays. À l’inverse, l’absence d’indicateurs clairs entretient un sentiment d’incertitude sur la protection effective des mineurs.

Les travaux engagés à Rabat montrent que la question n’est plus seulement d’adopter de nouvelles lois. De se doter d’outils pour mesurer. Corriger et améliorer en continu la réponse apportée aux enfants confrontés à la justice.

Les autorités détaillent progressivement les points utiles. Les lecteurs repèrent ensuite les conséquences concrètes. Les services concernés ajustent enfin leurs réponses. Les MRE suivent ainsi le dossier avec plus de repères.

Les autorités détaillent progressivement les points utiles. Les lecteurs repèrent ensuite les conséquences concrètes. Les services concernés ajustent enfin leurs réponses. Les MRE suivent ainsi le dossier avec plus de repères.

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