Obtenir un titre de séjour ou la nationalité française devient de plus en plus difficile pour les étrangers. En cause : un durcissement des exigences linguistiques imposé par le gouvernement français.
Depuis la circulaire signée le 2 mai par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, les demandeurs doivent désormais attester d’une maîtrise avancée du français, bien au-delà des exigences précédentes. Ce nouveau critère s’ajoute à une liste déjà lourde de conditions : plusieurs années de présence en France, emploi stable, logement et intégration sociale.
Si la connaissance de la langue a toujours été un critère dans le processus de régularisation, le relèvement du niveau requis inquiète associations et avocats spécialisés. Beaucoup redoutent une nouvelle barrière, notamment pour les personnes issues de milieux précaires ou peu scolarisées.
Les modalités concrètes de ces tests de langue renforcés n’ont pas encore été détaillées, mais la circulaire mentionne des évaluations proches du niveau B2 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL), un niveau souvent exigé dans les universités françaises.
Ce durcissement s’inscrit dans un contexte plus global de révision de la politique migratoire en France, marquée par un discours de plus en plus centré sur “l’intégration par le mérite » et la « défense des valeurs républicaines ». Pour de nombreux étrangers, la voie vers la régularisation ou la naturalisation semble désormais plus étroite que jamais.
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