Une proposition qui risque de faire débat au Parlement. La députée du Parti de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) a déposé un amendement au projet de loi de finances 2026préconisant de porter la TVA sur les produits et services de luxe à 30 %, soit le taux le plus élevé jamais envisagé dans le pays.
L’élue suggère d’appliquer cette super-TVA aux voitures dont le prix dépasse 600 000 dirhams, aux yachts et embarcations de plaisance, ainsi qu’aux bijoux et montres de luxe d’une valeur supérieure à 50 000 dirhams. Selon elle, cette mesure permettrait à l’État de renforcer la justice fiscale et de compenser la perte de recettes engendrée par l’exonération des produits de première nécessité, prévue dans le même projet de loi.
La députée plaide également pour l’instauration d’un impôt spécifique sur les cultures fortement consommatrices d’eau dans les régions arides, estimant que l’utilisation intensive des ressources hydriques à des fins lucratives devrait être davantage régulée.
Si la proposition venait à être retenue, elle marquerait un tournant symbolique dans la politique fiscale marocaine, orientant davantage la charge vers les signes extérieurs de richesse. Reste à savoir si le gouvernement et la majorité parlementaire suivront cette voie audacieuse, dans un contexte où l’équilibre entre pouvoir d’achat et équité sociale reste au cœur des priorités économiques.
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