L’inflation au Maroc et la hausse des prix à la consommation s’imposent comme une réalité de plus en plus visible. À Casablanca, les relevés récents des marchés de gros confirment cette tendance.
Ainsi, la viande ovine atteint jusqu’à 133 dirhams le kilo, tandis que la viande bovine varie entre 80 et 97 dirhams. Par ailleurs, les légumes suivent la même trajectoire : la tomate peut grimper à 9 dirhams le kilo, alors que la pomme de terre se maintient autour de 5,50 dirhams.
Cette progression ne se limite pas à quelques produits. En effet, l’ensemble du panier alimentaire subit une pression continue.
D’un côté, certains légumes de base comme la courgette ou la courge atteignent des niveaux élevés. De l’autre, les fruits restent globalement accessibles, mais avec des écarts importants selon les variétés. Par exemple, l’avocat dépasse largement les 30 dirhams le kilo, ce qui le rend inaccessible pour de nombreux ménages. Ainsi, le budget alimentaire devient de plus en plus difficile à maîtriser.
En parallèle, la réforme progressive du gaz butane accentue la pression. La bonbonne de 12 kg, après plusieurs hausses successives, se dirige vers un prix avoisinant les 70 dirhams.
De ce fait, le coût de l’énergie domestique augmente également. Par conséquent, les ménages doivent faire face à un double impact : cuisiner coûte plus cher, et les produits eux-mêmes deviennent plus onéreux.
Officiellement, certains acteurs du transport estiment que la hausse du carburant reste limitée dans le prix final des produits. Pourtant, sur le terrain, la perception diffère nettement.
En effet, chaque intermédiaire dans la chaîne de distribution semble répercuter les hausses à son niveau. Dès lors, le consommateur final absorbe l’ensemble de ces augmentations.
À mesure que les prix augmentent, le mécontentement s’installe. Dans plusieurs quartiers populaires, les consommateurs expriment une frustration croissante face à la cherté de la vie. Par ailleurs, les réseaux sociaux amplifient cette perception. Beaucoup dénoncent un manque de régulation et une spéculation persistante sur certains produits. Ainsi, la question du pouvoir d’achat devient centrale dans le débat public.
Cette inflation touche particulièrement la classe moyenne. En effet, les ménages doivent arbitrer leurs dépenses, en réduisant d’abord les loisirs, puis certains produits alimentaires. Dans ce contexte, la qualité nutritionnelle peut également être impactée. Dès lors, l’inflation ne se limite pas à une question économique : elle devient aussi sociale.
En définitive, l’inflation au Maroc et la hausse des prix redéfinissent le quotidien des ménages. Entre alimentation et énergie, les dépenses essentielles augmentent simultanément. Ainsi, sans mesures d’ajustement ou stabilisation des marchés, cette tendance pourrait s’inscrire dans la durée.
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