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mercredi 20 mai 2026

Casablanca lance une ville alimentaire géante de 309 hectares

Casablanca prépare une transformation majeure de sa logistique alimentaire. La maire Nabila Rmili a officiellement lancé le projet d’une gigantesque ville alimentaire de 309 hectares à Sahel Oulad H’Riz. Ce futur pôle doit centraliser l’ensemble des marchés de gros actuellement dispersés dans la métropole.

La future ville alimentaire de Casablanca vise à résoudre plusieurs problèmes structurels liés à l’urbanisation rapide. Aujourd’hui, les marchés de gros occupent encore des zones fortement densifiées de la ville.

Cette situation provoque des embouteillages permanents, complique les contrôles sanitaires et fragilise la traçabilité des produits alimentaires. Grâce à cette centralisation, la municipalité veut moderniser toute la chaîne de distribution.

Le projet mobilise un investissement estimé à deux milliards de dirhams pour sa première phase opérationnelle. Les travaux devraient s’étaler sur une période de trois ans.

La ville alimentaire accueillera progressivement les activités liées aux fruits, légumes, poissons, volailles et autres produits alimentaires. Les premiers transferts concerneront notamment les marchés situés dans le quartier de Sidi Othmane.

Le choix de Sahel Oulad H’Riz répond avant tout à des critères logistiques. Le site bénéficie d’une proximité directe avec les principaux axes autoroutiers et les futures connexions ferroviaires régionales.

Cette interconnexion doit fluidifier le transport des marchandises tout en réduisant la pression sur le centre-ville de Casablanca. À terme, le projet ambitionne aussi de développer un transport plus durable grâce au rail.

Ainsi, la future ville alimentaire ne se limitera pas à un simple regroupement géographique. Les autorités veulent construire des infrastructures modernes répondant aux normes internationales de stockage, de sécurité sanitaire et de distribution.

Cependant, cette modernisation doit améliorer la qualité des circuits d’approvisionnement et renforcer la compétitivité des producteurs marocains. Le projet prévoit également des équipements adaptés aux nouvelles exigences logistiques et numériques du secteur agroalimentaire.

Avec cette infrastructure, Casablanca cherche aussi à renforcer son rôle de plateforme économique africaine. La ville alimentaire pourrait devenir un carrefour stratégique pour les échanges commerciaux régionaux et continentaux.

En améliorant ses capacités logistiques, la métropole espère attirer davantage d’investissements dans l’agroalimentaire et la distribution. Au-delà de l’aspect économique, ce projet doit profondément transformer l’organisation urbaine de Casablanca.

Le départ progressif des marchés de gros du centre-ville permettra de réduire le trafic des poids lourds et de libérer plusieurs espaces urbains saturés. Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de la capitale économique du Maroc.

Source externe :

www.casablanca.ma

www.mapnews.ma

www.leconomiste.com

 

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