الإثنين 24 أغسطس 2026

Lionnes de l’Atlas : le long chemin vers la première sélection féminine

Lionnes Atlas : La naissance de la première sélection féminine de football du Maroc. En 1997, raconte une aventure pionnière partie de presque rien.

Lionnes Atlas : ce qu’il faut retenir

Avant 1997, les Lionnes de l’Atlas n’existaient tout simplement pas. Le maillot national était réservé aux hommes et aucune équipe féminine officielle ne représentait le Maroc.

Pourtant, le football féminin commençait à gagner du terrain à l’international. Au Royaume, la discipline restait largement ignorée des institutions. Il n’y avait ni championnat structuré, ni véritable encadrement pour les joueuses.

C’est dans ce contexte que l’idée d’une équipe nationale féminine émerge. Le projet va bouleverser le paysage sportif marocain et ouvrir la voie à la génération qui. Brille aujourd’hui en CAN et en Coupe du monde.

Le rôle décisif de Nawal El Moutawakel

À l’origine de cette sélection, on ne trouve pas une footballeuse. Une athlète : Nawal El Moutawakel, première médaillée d’or olympique du Maroc.

En 1997, elle est secrétaire d’État à la Jeunesse et aux sports. Elle porte le dossier avec détermination, en partenariat avec le général Hosni Benslimane. Alors président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Pour ces responsables, créer une équipe féminine répond à un double enjeu : rattraper le retard par. Rapport au mouvement international et offrir un cadre officiel à des passionnées déjà actives dans l’ombre.

Leur engagement pose la première pierre d’une histoire qui conduit aujourd’hui les Lionnes de l’Atlas jusqu’aux. Demi-finales de la CAN 2026.

Une équipe construite sans championnat féminin

La principale difficulté tient à l’absence totale de compétition structurée. Pour constituer cette première sélection, les encadrants doivent improviser.

Les techniciens organisent un championnat local de deux jours au Centre national des sports Moulay Rachid, à Salé. C’est là que le noyau de l’équipe nationale se dessine.

Les joueuses arrivent d’« équipes non conventionnelles », souvent informelles ou amateurs. Certaines clubs existent à peine sur le papier, portés par des passionnés sans moyens.

  • Pas de ligue féminine nationale organisée.
  • Un vivier réduit, dispersé dans quelques villes.
  • Des structures d’entraînement limitées.
  • Une reconnaissance publique encore inexistante.

Malgré ces conditions précaires, une première capitaine s’impose : Nadia Maqdi, surnommée « Tigana ». Elle se souvient d’une fédération peu intéressée et d’un projet qui devait encore convaincre.

De l’ombre aux projecteurs continentaux

Vingt-neuf ans plus tard, le contraste est frappant. Les stades se remplissent pour soutenir les Lionnes de l’Atlas, désormais installées parmi les meilleures équipes du continent.

Leur trajectoire jusqu’aux demi-finales de la CAN 2026 rappelle le chemin parcouru depuis le premier rassemblement de 1997. Chaque qualification et chaque performance actuelle trouvent leurs racines dans cette génération fondatrice.

Pour les Marocains, au pays comme à l’étranger, cette histoire nourrit une fierté particulière. Elle montre comment un projet porté par quelques convaincus peut. Avec le temps, transformer l’image du sport national et renforcer le rayonnement du Maroc sur la scène internationale.

Alors que le football féminin poursuit son essor, le parcours des pionnières de la sélection marocaine reste un repère. Il éclaire le présent des Lionnes de l’Atlas et rappelle le prix d’un succès bâti loin des projecteurs.

Pour aller plus loin, consultez nos dernières actualités Canal212 pour les MRE.

Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les annonces officielles de la FRMF.

لا تفوتوا أي شيء من أخبار الجالية!

اشترك في نشرتنا الإخبارية القادمة لتتلقى أدلةنا العملية ونصائحنا (الإجراءات، الاستثمار) وأهم أخبار المغتربين المغاربة مباشرةً في بريدك الإلكتروني.

مقالات أخرى

- إعلان -