Un testament contesté à Genève oppose un Marocain de 73 ans à la famille de son épouse décédée en 2025. Quelques semaines avant sa mort, la défunte avait désigné son neveu comme héritier de son patrimoine. Elle s’était également présentée comme veuve dans le document. Son mari conteste aujourd’hui cette décision. Il estime que son épouse ne pouvait plus comprendre pleinement la portée de ses dernières volontés.
L’affaire pose plusieurs questions. Elle concerne notamment le droit successoral suisse, la reconnaissance d’un mariage célébré au Maroc et la capacité de tester au moment de la rédaction du testament.
Testament contesté à Genève : le neveu désigné comme héritier
L’affaire commence après le décès de la femme durant l’été 2025 dans un hôpital genevois.
À la fin du mois de juillet, le notaire chargé de la succession remet au mari une copie des dernières volontés de son épouse.
Le document porte la date du 21 مايو 2025. Il prend la forme d’un acte public authentique. La défunte y désigne son neveu comme seul héritier de son patrimoine.
Elle demande aussi à son fils, né d’une précédente union, de respecter cette décision et de ne pas s’y opposer.
Pour le veuf, ce testament remet directement en cause les droits qu’il estime tirer de son mariage.
Un mariage marocain finalement reconnu en Suisse
Le veuf rencontre d’abord un obstacle administratif.
Le couple s’était marié au Maroc en 2023. Pourtant, les autorités suisses n’avaient pas encore inscrit cette union dans leurs registres d’état civil au moment du décès.
Cette situation compliquait la reconnaissance officielle de sa qualité d’époux dans la procédure successorale.
Le dossier évolue le 15 أكتوبر 2025. Les autorités suisses enregistrent alors officiellement le mariage.
Le veuf peut dès lors faire valoir ses droits dans la succession de son épouse.
L’état de santé de la défunte au cœur du testament contesté
Le veuf fonde principalement son recours sur l’état de santé de son épouse.
Selon lui, elle souffrait depuis 2024 d’un cancer agressif avec des métastases cérébrales. Son état se serait fortement dégradé dans les mois précédant son décès.
Le mari estime que cette maladie aurait pu altérer son discernement. Il met donc en doute sa capacité à mesurer les conséquences de ses décisions au moment de signer le testament.
Il avance également un autre argument. Selon lui, son épouse était analphabète et ne pouvait pas lire seule le contenu du document.
La justice devra confronter ces affirmations aux éléments médicaux et aux circonstances précises de la signature.
Le notaire devra-t-il répondre de la procédure ?
La forme du testament occupe aussi une place centrale dans le dossier.
Le notaire a reçu les dernières volontés sous la forme d’un acte public authentique. Cette procédure impose le respect de plusieurs règles destinées à garantir la validité de l’acte.
La question principale consiste donc à déterminer si la défunte disposait de la capacité nécessaire pour tester le 21 mai 2025.
Les juges devront notamment examiner son état au moment de la signature. Ils devront aussi déterminer si elle comprenait réellement la portée des dispositions prises devant le notaire.
Une succession entre le Maroc et la Suisse
Cette affaire illustre les difficultés que peuvent provoquer les successions internationales.
Le mariage du couple a eu lieu au Maroc. La défunte est ensuite décédée en Suisse. La procédure successorale se déroule également devant les autorités helvétiques.
La reconnaissance des documents établis à l’étranger peut donc devenir déterminante.
Un mariage valable au Maroc doit parfois faire l’objet de formalités en Suisse avant que le conjoint puisse exercer pleinement certains droits administratifs ou successoraux.
Dans ce dossier, cette étape a directement influencé la capacité du veuf à intervenir dans la succession.
La justice doit désormais trancher
Le litige porte maintenant sur la validité du testament et sur la capacité de la défunte à exprimer une volonté libre et éclairée.
Le veuf souhaite faire reconnaître les droits liés à son mariage. Il cherche également à empêcher que l’ensemble du patrimoine revienne au neveu de son épouse.
La justice devra donc analyser les circonstances entourant la rédaction du testament. Elle devra aussi prendre en compte l’état de santé de la défunte et les conditions dans lesquelles le notaire a recueilli ses dernières volontés.
Pour ce testament contesté à Genève, l’enjeu dépasse ainsi le simple partage d’un héritage.
Cette affaire rappelle une réalité importante des successions internationales : un mariage célébré à l’étranger, un testament authentique et l’état de santé du testateur peuvent tous peser lourdement sur les droits des héritiers.
Sources externes :
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