Le bras de fer s’intensifie. En effet, ce lundi 13 avril 2026, l’Instance nationale des adouls annonce une suspension totale et illimitée de ses services à travers le Maroc. Ainsi, cette décision marque une rupture historique avec le ministère de la Justice.
À Rabat, un sit-in d’envergure se tient devant le Parlement, symbolisant une mobilisation sans précédent. Désormais, pour la profession, il ne s’agit plus d’une simple protestation, mais d’un combat pour sa survie et sa dignité.
La grève adouls trouve son origine dans le projet de loi n° 16.22. En effet, ce texte, censé réorganiser la profession, est jugé insuffisant par les adouls. Dans leurs communications officielles, les représentants dénoncent l’absence de prise en compte de leurs revendications. Par conséquent, après plusieurs grèves partielles en février et mars, la situation a évolué vers une grève totale.
Si la grève adouls touche l’ensemble des citoyens, son impact est encore plus critique pour les Marocains résidant à l’étranger. En pratique, l’adoul est un acteur central pour sécuriser les démarches juridiques : mariages, successions, transactions immobilières. Ainsi, l’arrêt des services crée une insécurité administrative immédiate pour la diaspora.
Les conséquences économiques sont immédiates. En effet, la grève adouls bloque de nombreux projets d’investissement. Les actes de vente, d’achat ou de partage de biens immobiliers sont gelés. Dès lors, les Marocains du monde qui planifient leurs investissements ou utilisent des procurations se retrouvent dans l’impasse.
Par conséquent, ce blocage fragilise une dynamique que le Maroc cherche pourtant à encourager : l’investissement des MRE. Au-delà de l’économie, la grève adouls génère des complications sociales majeures.
Notamment, les actes de mariage et de divorce sont suspendus. Ainsi, pour les membres de la diaspora, cela peut entraîner des blocages dans leurs démarches à l’étranger, comme les regroupements familiaux ou la mise à jour des documents administratifs.
Face à cette situation, les adouls intensifient leur mobilisation. En effet, le sit-in devant le Parlement vise à alerter les autorités sur l’urgence de la réforme. Ils revendiquent notamment une modernisation de leur statut et davantage d’autonomie dans la gestion des transactions. Cependant, tant que le projet de loi n’évolue pas, la grève devrait se poursuivre.
La grève adouls dépasse désormais le cadre corporatiste. En réalité, elle affecte directement des millions de citoyens, au Maroc comme à l’étranger.
En conclusion, le dénouement dépendra de la capacité des autorités à répondre aux revendications. D’ici là, l’ensemble du système administratif reste sous tension, avec des conséquences économiques, sociales et juridiques majeures.
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