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lundi 25 mai 2026

Le TGV marocain Al Boraq illumine Pékin

Le Maroc a brillé de mille feux ce mardi 8 juillet à Pékin, lors du 12e Congrès mondial sur la grande vitesse ferroviaire. Son joyau, le train à grande vitesse Al Boraq, a été mis à l’honneur, se posant en véritable pionnier sur le continent africain et en modèle de performance et de durabilité. Sa présence a captivé l’intérêt des experts et décideurs internationaux réunis dans la capitale chinoise.

Lors de la session intitulée « Grandes vitesses ferroviaires : nouveaux horizons », Mohamed Rabie Khlie, le directeur général de ONCF a fièrement présenté les résultats d’Al Boraq, inauguré en 2018 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a souligné un modèle économique équilibré, permettant au TGV marocain de couvrir l’intégralité de ses charges d’exploitation tout en générant une marge opérationnelle élevée.

L’engagement environnemental d’Al Boraq a également été mis en avant comme un atout majeur. M. Khlie a précisé que 90% des trains fonctionnent à l’énergie verte, conférant au service la plus faible empreinte carbone dans le secteur des transports au Maroc. Un exemple éloquent de mobilité durable.

Fort de ce succès, le Maroc a lancé en avril dernier un plan ambitieux de développement ferroviaire avec une échéance fixée à 2030. Ce programme, estimé à près de 10 milliards d’euros, prévoit notamment l’extension de la ligne à grande vitesse jusqu’à Marrakech sur 430 km, avec une vitesse d’exploitation de 320 km/h. À l’horizon 2029, le réseau LGV marocain atteindra un total de 630 km.

Cette extension ne se contentera pas de connecter des villes ; elle traversera cinq régions clés du Maroc, représentant à elles seules 65% du PIB national et 60% de la population. Elle desservira les grandes agglomérations, deux aéroports internationaux et trois des stades qui accueilleront les matchs de la Coupe du monde 2030, que le Maroc co-organisera avec l’Espagne et le Portugal. Le projet prévoit également un service de transport de proximité de Rabat à Marrakech, avec une fréquence pouvant atteindre un train toutes les 7,5 minutes sur 250 km, l’acquisition de 168 trains et l’aménagement d’une quarantaine de gares.

Sur le volet coopération, M. Khlie a mis en lumière l’implication des entreprises chinoises dans les travaux de génie civil, partagés équitablement avec les entreprises marocaines. Les études pour le tronçon Marrakech-Agadir (230 km) sont d’ailleurs menées par China Railway Design Corporation (CRDC), une filiale du géant public China State Railway Group. Le projet a reçu les éloges appuyés de Young Tae Kim, secrétaire général de l’International Transport Forum (ITF). Il y voit un exemple probant en matière de mobilité durable sur le continent, déclarant : « En phase avec l’agenda 2063 de l’Union africaine, le Maroc devient un modèle de connectivité en Afrique. »

Cette table ronde, organisée par l’Union internationale des chemins de fer (UIC), a réuni plus de 3 000 experts mondiaux venus partager innovations et perspectives d’avenir pour le transport à grande vitesse, confirmant la place de choix qu’occupe désormais le Maroc sur la scène ferroviaire internationale.

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