La question du statut touristique des Marocains résidant à l’étranger (MRE) a suscité un débat animé mardi à la Chambre des représentants, lors de la discussion du budget des ministères du Tourisme et de l’Artisanat.
Certains députés, à l’image de Moncef El Toub, du groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme, ont dénoncé une approche jugée incohérente :
« Adopter un double standard à l’égard des Marocains du monde est illogique. Pourquoi, lorsqu’on parle d’eux, dit-on qu’ils contribuent à l’entrée de devises étrangères, alors que lorsqu’il s’agit de tourisme, on demande à les exclure ? »
Le parlementaire a rappelé que les MRE représentent une force économique majeure : ils dépensent, voyagent à travers le Royaume, séjournent dans les hôtels et participent directement à la vitalité du secteur touristique.
« Les Marocains du monde sont le touriste numéro un », a-t-il insisté, plaidant pour leur intégration officielle dans les statistiques du tourisme national.
Ce débat met en lumière une question de fond : faut-il continuer à distinguer entre touristes étrangers et MRE, alors que ces derniers génèrent chaque été des milliards de dirhams de recettes et contribuent activement à la dynamique économique locale ?
Le ministère du Tourisme n’a pas encore tranché sur cette question sensible, mais plusieurs voix au Parlement appellent à revoir les indicateurs officiels afin de mieux refléter la réalité du tourisme marocain, désormais nourri à la fois par les visiteurs internationaux et par la diaspora.
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