Les plages de Casablanca en accès libre marquent un tournant majeur dans la gestion du littoral. Le wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, a décidé d’interdire totalement les activités de location de parasols, chaises et tables.
Ainsi, cette mesure met fin à un système largement critiqué, où certaines portions du sable étaient de facto privatisées. Désormais, chaque citoyen peut s’installer librement, sans contrainte ni paiement.
Pendant des années, l’accès aux plages s’est accompagné d’une pression implicite : louer du matériel pour pouvoir s’installer. Dans certains cas, des pratiques abusives limitaient l’accès aux meilleurs emplacements.
De ce fait, la décision du wali vise à rétablir un principe simple : le domaine public doit rester accessible à tous. Par conséquent, les familles peuvent désormais profiter du littoral sans frais imposés.
Cette mesure suscite un accueil largement positif chez les Casablancais. En effet, elle met fin à des tensions récurrentes entre estivants et exploitants informels.
Ainsi, chacun peut venir avec son propre équipement et s’installer librement. Ce retour à un usage ouvert de la plage redonne à ces espaces leur vocation initiale : un lieu de détente accessible à tous. Cette décision ne fait pas l’unanimité. Du côté du conseil de la ville, dirigé par Nabila Rmili, des inquiétudes émergent.
En effet, la suppression des autorisations d’occupation temporaire entraîne une perte de revenus pour la commune. Ces recettes contribuaient, en théorie, à financer l’entretien et la gestion du littoral.
Dès lors, un désaccord s’installe entre les autorités régionales et les élus locaux sur la gestion des ressources. Sans ces revenus, la question de la propreté et de la sécurité devient centrale. La municipalité devra assurer ces services avec des moyens limités.
Cependant, le wali privilégie une approche sociale. Selon cette logique, l’accès libre aux plages prime sur les considérations financières. Par ailleurs, la suppression des intermédiaires pourrait réduire certaines nuisances et améliorer l’expérience globale des usagers.
Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de réorganiser l’espace public à Casablanca. Elle vise à réaffirmer que ces espaces appartiennent avant tout aux citoyens. Ainsi, le littoral retrouve son rôle de lieu collectif, loin des logiques de privatisation informelle.
En définitive, les plages de Casablanca en accès libre redéfinissent l’expérience estivale dans la métropole. Si des défis subsistent en matière de gestion, cette mesure marque une avancée importante pour l’accès équitable à l’espace public. L’été 2026 pourrait ainsi symboliser un retour à une plage réellement ouverte à tous.
Source externe :
Ne manquez rien de l'actualité de la diaspora !
S'inscrire à notre prochaine newsletter pour recevoir nos guides pratiques, nos conseils (démarches, investissement) et l'essentiel de l'actu MRE directement dans votre boîte mail.

