mercredi 13 mai 2026

Sardi ou Bergui : pourquoi les prix varient entre souks et fermes

À l’approche de l’Aïd, le marché du mouton connaît une forte différence de prix entre les souks ruraux et les fermes situées autour de Casablanca.

Le duel entre le Sardi et le Bergui dépasse désormais la simple question de la race. Aujourd’hui, les acheteurs comparent aussi les services, la traçabilité et les conditions d’élevage.

Dans les structures d’engraissement modernes situées à la périphérie de Casablanca, les prix restent plus élevés que dans les souks traditionnels. Le Sardi se vend autour de 80 dirhams le kilo. De son côté, le Bergui atteint environ 75 dirhams le kilo.

Contrairement aux marchés ruraux, ces fermes utilisent souvent la pesée officielle plutôt que le marchandage classique. Ainsi, les clients connaissent immédiatement le poids exact et le prix réel de l’animal.

Les fermes urbaines cherchent surtout à rassurer les consommateurs. Elles mettent en avant une alimentation contrôlée à base de céréales et de luzerne. De plus, elles garantissent un suivi vétérinaire régulier.

Cette transparence attire de nombreuses familles urbaines qui veulent éviter les mauvaises surprises liées aux souks traditionnels. Par conséquent, le prix plus élevé s’explique aussi par cette logique de qualité et de contrôle sanitaire.

L’autre avantage majeur concerne la logistique. Dans les grandes villes, beaucoup de familles ne disposent pas d’espace suffisant pour garder un mouton avant l’Aïd.

Les fermes proposent donc un service complet de gardiennage. L’animal reste nourri, surveillé et entretenu jusqu’au jour du sacrifice. Cependant, ce service représente un coût important pour les éleveurs. Selon les professionnels, l’entretien quotidien atteint environ 13 dirhams par tête. Sur plusieurs mois, cette charge devient considérable.

Certaines fermes ciblent également une clientèle haut de gamme. Elles proposent des béliers d’exception dépassant parfois les 100 kilos. Ces animaux proviennent souvent de régions réputées comme Echemmaia.

Dans ce segment, les prix se négocient encore directement entre vendeur et acheteur. Malgré des tarifs élevés, les éleveurs restent confrontés à la hausse du coût du fourrage et des intrants agricoles.

Le marché du Sardi et du Bergui évolue rapidement au Maroc. D’un côté, les souks ruraux restent attractifs pour les budgets plus serrés. De l’autre, les fermes modernes misent sur le confort, la sécurité et les services intégrés. Cette transformation montre une professionnalisation progressive de la filière ovine marocaine.

Aujourd’hui, les consommateurs n’achètent plus seulement un mouton. Ils recherchent également une expérience plus simple, plus sécurisée et mieux organisée.

Source externe :

www.onssa.gov.ma

www.agriculture.gov.ma

www.mapnews.ma

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