jeudi 14 mai 2026

Travailleurs étrangers : le Québec resserre la vis linguistique

Le gouvernement québécois franchit un nouveau cap dans sa politique d’intégration. Désormais, une connaissance minimale du français sera exigée des travailleurs étrangers temporaires souhaitant renouveler leur permis de travail. Le niveau requis : un niveau 4 à l’oral, permettant de comprendre et d’échanger sur des sujets familiers du quotidien. Ce projet de règlement, présenté jeudi, s’inscrit dans la volonté du gouvernement Legault de renforcer l’usage du français dans la province, y compris sur le marché du travail. Christine Fréchette, alors ministre de l’Immigration, avait déjà annoncé cette mesure en novembre 2023, soulignant que cette exigence linguistique vise à favoriser une meilleure intégration et une participation plus fluide à la vie sociale et professionnelle. Cette obligation concernera tous les bénéficiaires du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), à l’exception notable de ceux œuvrant dans l’agriculture primaire. Le gouvernement s’appuie sur les constats selon lesquels les travailleurs possédant ce niveau de français sont en mesure de comprendre le sens général de conversations brèves liées à des situations courantes, facilitant ainsi leur quotidien au Québec. Si la mesure se veut un levier d’inclusion, elle suscite aussi des réactions contrastées dans les milieux économiques, certains craignant qu’elle n’ajoute un frein supplémentaire à l’arrivée de main-d’œuvre étrangère dans un contexte de pénurie. Une réforme à suivre de près, tant ses répercussions pourraient être significatives pour des milliers de travailleurs migrants.

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