À quelques heures d’un nouveau duel en Coupe du monde, l’affiche Maroc-Écosse réveille une mémoire oubliée du Maroc Écosse football : celle de ces joueurs marocains qui ont marqué les stades écossais, bien au-delà d’un simple match de phase de groupes.
Maroc Écosse football : ce qu’il faut retenir
Pour beaucoup de Marocains, la référence reste 1998. À Saint-Étienne, les Lions de l’Atlas avaient dominé l’Écosse 3-0. Avec un doublé de Salaheddine Bassir et un but de Kamatcho. Le Maroc quittait malgré tout la Coupe du monde. Ce succès est resté une madeleine de Proust pour toute une génération, au pays comme à l’étranger.
Vingt-huit ans plus tard, le contexte a changé, les joueurs ont changé. Un autre récit s’est tissé entre les deux pays : celui de Marocains. Nés au Maroc ou binationaux. Venus s’imposer dans un championnat écossais réputé rugueux, longtemps jugé peu adapté aux profils techniques venus du sud.
Pour la diaspora marocaine qui suit le football depuis l’Europe. L’Amérique du Nord ou le Golfe……….. Ces trajectoires ont souvent été un pont discret mais réel entre la vie d’expatrié et le maillot rouge frappé de l’étoile verte.
Zerouali, l’icône romanesque d’Aberdeen
Le plus marquant de ces pionniers porte un surnom qui raconte à lui seul ce lien singulier : « Zero ». Hicham Zerouali rejoint Aberdeen à la fin des années 1990. Il y devient rapidement une figure culte, à la fois pour son talent imprévisible et pour. Un détail qui fait encore parler en Écosse : son numéro 0. Autorisé à l’époque.
À Pittodrie, ses dribbles, son sourire et ses éclairs techniques lui valent une affection durable. Sa disparition tragique dans un accident de voiture en décembre 2004. À Rabat, fige cette histoire dans une forme de nostalgie. Vingt ans plus tard, son nom reste, pour beaucoup de supporters écossais. L’une des plus fortes incarnations marocaines jamais vues dans le pays.
Aberdeen verra également passer le milieu belgo-marocain Rachid Belabed. Autre visage de cette première vague nord-africaine dans une ligue alors dominée par le contact et le jeu direct.
Chiba, Rossi, Zemmama : une génération de passeurs de ballon et de lien
Au tournant des années 2000, d’autres internationaux marocains tentent leur chance en Écosse. Saïd Chiba, milieu de la génération 1998, porte les couleurs de Motherwell. Youssef Rossi, défenseur vu au Mondial français, rejoint Dunfermline. Tous découvrent un championnat où le duel physique compte autant que la qualité de passe.
C’est toutefois à Édimbourg que l’empreinte marocaine devient la plus visible. À Hibernian, Merouane Zemmama et Abdessalam Benjelloun symbolisent une période où le club regarde vers le Maroc avec insistance. En 2007, Hibs remporte la Coupe de la Ligue écossaise avec ces deux profils offensifs liés au Royaume. Renforçant ce pont discret entre les deux rives.
La capitale écossaise continuera de servir de scène à d’autres parcours. Mehdi Taouil se fait une place à Kilmarnock puis à Hearts. Avec lequel il soulève la Coupe d’Écosse en 2012. Le Néerlandais-marocain Soufian El Hassnaoui y évolue également, ajoutant un maillon supplémentaire à cette chaîne de. Joueurs éparpillés entre plusieurs identités. Reliés à la même source.
Un patrimoine affectif pour les MRE supporters
Pour les Marocains résidant à l’étranger, ces noms ont souvent été autant de repères dans un paysage footballistique mondialisé. Ils ont permis à des supporters installés au Royaume-Uni ou ailleurs de suivre le Maroc Écosse football autrement que par les seules confrontations internationales.
Ces trajectoires offrent aussi un récit différent aux nouvelles générations binationale : celui de joueurs qui ont assumé plusieurs appartenances. Tout en gardant un lien fort avec le Maroc. À l’heure où une nouvelle vague de talents. Du Maroc vers l’Europe. Regarde de plus en plus vers les grands championnats. Cette mémoire écossaise rappelle que le rayonnement du football marocain s’est construit par touches successives, parfois loin des projecteurs.
Alors que les Lions de l’Atlas s’apprêtent à retrouver l’Écosse sur la scène mondiale. Cette histoire longue donne un autre relief à l’affiche. Pour la diaspora qui remplira les tribunes ou suivra le match depuis l’étranger. Chaque duel au sol. Chaque dribble ou chaque but prolongera, à sa manière, ce fil rouge tissé depuis Zerouali jusqu’à la nouvelle génération.
Une histoire à redécouvrir et à transmettre
Redécouvrir ce passé, c’est aussi offrir aux jeunes supporters une autre manière d’habiter leur double culture. En suivant les clubs écossais où des Marocains ont brillé. Ils prolongent un héritage qui dépasse le simple résultat d’un match.
- Entretenir la mémoire de figures comme Hicham Zerouali.
- Suivre les clubs où les Marocains ont laissé une trace.
- Transmettre ces histoires aux plus jeunes, au Maroc et à l’étranger.
Dans ce dialogue silencieux entre stades écossais et salons marocains, le Maroc Écosse football continue d’écrire une histoire faite de buts, de souvenirs et d’émotion partagée.
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