Le tribunal correctionnel de Paris a décidé de relaxer Éric Zemmour, poursuivi pour provocation à la haine raciale à la suite de ses propos controversés sur le lien entre immigration et délinquance.
Ces déclarations, tenues le 26 janvier 2022 sur Public Sénat lors de la campagne présidentielle, avaient suscité une vive polémique. Le candidat d’extrême droite avait affirmé que « si nous avons une délinquance aussi explosive, c’est à cause de l’immigration », et lorsqu’on lui demandait si seuls les immigrés étaient délinquants, il avait répondu : « Oui. En tout cas des immigrés ou enfants d’immigrés. »
Le tribunal a estimé que ces propos, bien que polémiques, ne justifiaient pas une condamnation pour incitation à la haine raciale, soulignant la liberté d’expression même dans des contextes sensibles. Cette décision intervient dans un climat politique tendu où les débats sur l’immigration et la sécurité restent particulièrement vifs en France.
Ce jugement relance le débat sur les limites de la liberté d’expression face aux propos susceptibles d’alimenter les tensions sociales.
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