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lundi 25 mai 2026

Mondial 2030 au Maroc : entre scepticisme populaire et pari stratégique

L’annonce de la co-organisation de la Coupe du monde 2030 par le Maroc, aux côtés de l’Espagne et du Portugal, continue de diviser l’opinion publique nationale. Tandis que certains y voient une opportunité historique, d’autres redoutent une aventure coûteuse et risquée.

Pour une partie des marocains, l’événement s’apparente à une malédiction déguisée, qui pourrait entraîner le pays dans une spirale d’endettement, de dépenses publiques excessives, et de priorités mal placées. Dans un contexte économique tendu, les craintes de voir les fonds publics dilapidés au profit d’un show footballistique sont vives.

Mais pour d’autres, le Mondial 2030 représente une bénédiction à fort potentiel. C’est notamment l’avis d’Ali Ghanbouri, président du Centre de prospective économique et sociale. Dans une déclaration au site Al3omk, il défend une vision volontariste et stratégique : « L’organisation par le Maroc de la Coupe du monde 2030 n’est pas un luxe sportif ou un carnaval footballistique, mais un chantier national à forte portée économique, sociale et géopolitique. »

Selon lui, au-delà du prestige, le Mondial pourrait servir d’accélérateur de réformes, de levier pour l’investissement et de vitrine internationale pour l’image du Maroc. Infrastructures modernisées, tourisme boosté, emploi dynamisé : autant d’enjeux sur lesquels le royaume peut capitaliser, à condition d’une gouvernance rigoureuse et d’une stratégie à long terme.

L’heure est donc à la concertation et à la vigilance. Entre espoirs de développement et peurs d’un fiasco budgétaire, le Maroc avance sur une ligne de crête. Le Mondial 2030 pourrait être une formidable vitrine ou un miroir aux alouettes.

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