Une famille marocaine installée à Saint-Nicolas, en Belgique, vit depuis plusieurs mois sous la menace d’expulsion, après que la commune a émis en août dernier un arrêté d’inhabitabilitéconcernant le logement qu’elle occupe.
Le bâtiment, jugé non conforme aux normes de sécurité et d’hygiène, a fait l’objet d’une décision administrative interdisant son occupation. La famille, composée de cinq enfants, se retrouve ainsi dans une situation précaire, en attente d’un relogement.
Face à cette menace, le front anti-expulsions a organisé, mercredi 5 novembre, un rassemblement devant l’hôtel de ville, réclamant une solution humaine et rapide pour éviter que les enfants ne se retrouvent sans toit.
À la suite de cette mobilisation, une rencontre a été organisée entre des représentants de la famille, des bénévoles du collectif et la bourgmestre de Saint-Nicolas, Valérie Maes. Cette dernière a expliqué que, d’un point de vue légal, l’arrêté d’inhabitabilité devait être maintenu, le logement présentant des problèmes de conformité, notamment techniques.
Si la bourgmestre affirme comprendre la détresse de la famille, elle rappelle que la commune ne peut autoriser l’occupation d’un bâtiment jugé dangereux. Les associations de défense du logement, de leur côté, demandent à l’administration de garantir un hébergement d’urgence et d’éviter une expulsion inhumaine, surtout à l’approche de l’hiver
Ce cas relance le débat en Belgique sur la pénurie de logements sociaux et sur la vulnérabilité accrue des familles étrangères, souvent contraintes d’habiter dans des conditions précaires faute d’alternatives.
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