vendredi 2 octobre 2026

Approvisionnement énergétique Maroc : les stocks couvrent jusqu’à 60 jours

Le Maroc veut maintenir la régularité de son approvisionnement énergétique malgré les tensions qui affectent les marchés internationaux. À l’issue d’une réunion de la Commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, a assuré que le marché national resterait approvisionné régulièrement jusqu’à la fin de l’année 2026.

La ministre a également précisé que les stocks disponibles de produits pétroliers couvrent actuellement entre 40 et 60 jours de consommation, selon les produits. Les autorités assurent par ailleurs un suivi quotidien de la disponibilité et des approvisionnements.

Approvisionnement énergétique Maroc : des stocks de 40 à 60 jours

Le niveau des réserves constitue l’un des principaux éléments du dispositif actuel.

Selon Leïla Benali, les stocks des différents produits pétroliers disponibles couvrent actuellement une période comprise entre 40 et 60 jours, avec des différences selon les produits concernés.

La ministre a notamment cité le gasoil et le gaz butane, deux produits essentiels au fonctionnement de l’économie et aux besoins des ménages.

Ces réserves ne constituent toutefois pas une quantité figée. Leur niveau évolue avec les importations, la consommation et les arrivées de nouvelles cargaisons.

Un suivi quotidien des stocks et des importations

Pour maintenir la continuité du marché, la Commission ministérielle assure un suivi quotidien de la situation.

Les services concernés surveillent notamment la disponibilité des produits énergétiques et travaillent avec les opérateurs du secteur. Cette coordination doit permettre d’anticiper les éventuelles tensions sur les approvisionnements.

Le dispositif intervient dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs conséquences sur les marchés des hydrocarbures.

Le gasoil et le gaz butane sous surveillance

Les autorités accordent une attention particulière au gasoil et au gaz butane.

Le gasoil joue un rôle central dans le transport des personnes et des marchandises ainsi que dans plusieurs activités économiques. Le gaz butane reste, quant à lui, un produit largement utilisé par les ménages marocains.

Le suivi de ces deux produits vise donc à maintenir leur disponibilité sur le marché national.

La Commission a également examiné la situation des stocks stratégiques du Royaume et confirmé des réserves de gasoil et de gaz butane couvrant entre 40 et 60 jours de consommation.

Une visibilité annoncée jusqu’à la fin de 2026

Le niveau actuel des stocks ne signifie pas que le Maroc dispose de 60 jours de réserves fixes jusqu’au 31 décembre.

La garantie annoncée par la ministre repose sur un ensemble de mécanismes : stocks disponibles, nouvelles importations, suivi quotidien des marchés et coordination avec les opérateurs.

Leïla Benali a ainsi affirmé que le marché national resterait approvisionné de manière régulière jusqu’à la fin de l’année.

Cette précision permet de distinguer le niveau actuel des stocks de la visibilité globale dont disposent les autorités sur les prochains mois.

Les importations restent essentielles

Le Maroc dépend largement des importations pour couvrir ses besoins en produits pétroliers. La sécurisation de l’approvisionnement repose donc également sur la capacité des opérateurs à organiser les achats et les livraisons.

Cette question avait déjà été soulevée par Leïla Benali au printemps. En avril, la ministre indiquait que la diversification des sources d’importation, notamment depuis les États-Unis, l’Amérique du Sud et plusieurs pays européens, contribuait à sécuriser les besoins du marché.

Les autorités disposent ainsi de plusieurs leviers pour limiter le risque de rupture lorsque les conditions internationales deviennent plus difficiles.

Le soutien aux professionnels du transport est maintenu

La question de l’approvisionnement intervient également alors que les prix internationaux des hydrocarbures restent sous pression.

La Commission ministérielle a décidé de maintenir le soutien direct et exceptionnel accordé aux professionnels du transport de marchandises et de personnes. Selon Médias24, le montant de cette aide doit être ajusté en fonction de l’évolution des prix des carburants.

Cette mesure vise notamment à limiter la répercussion des fluctuations des carburants sur les tarifs du transport public.

La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a également indiqué que les ressources financières nécessaires seraient mobilisées pour accompagner les secteurs concernés et limiter les effets des fluctuations sur l’inflation.

Et la sécurité énergétique à plus long terme ?

Au-delà de la situation immédiate, le Maroc poursuit également le renforcement de ses infrastructures énergétiques.

La question des capacités de stockage reste notamment au cœur de la stratégie du secteur. Les données disponibles montrent que les capacités varient fortement selon les produits : les niveaux de stockage exprimés en jours de consommation diffèrent notamment entre le gasoil, l’essence, le kérosène et le gaz butane.

En parallèle, le Royaume poursuit le développement des énergies renouvelables et des infrastructures nécessaires à la transition énergétique. La sécurisation des approvisionnements conventionnels accompagne donc une stratégie plus large de diversification du mix énergétique.

Le Maroc veut éviter toute rupture d’approvisionnement

À ce stade, le message des autorités est clair : le marché national reste régulièrement approvisionné et la situation fait l’objet d’une surveillance quotidienne.

Les stocks disponibles couvrent actuellement entre 40 et 60 jours selon les produits. En parallèle, les importations et les flux d’approvisionnement continuent d’être suivis afin de maintenir la disponibilité du gasoil, du gaz butane et des autres produits énergétiques.

Le Maroc dispose ainsi d’une visibilité annoncée jusqu’à la fin de 2026, alors que les marchés internationaux restent soumis aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des cours des hydrocarbures.

 

Sources externes :

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