dimanche 28 juin 2026

Banques cotées : un début d’année difficile mais un potentiel intact

Les grandes banques cotées Maroc traversent un passage à vide en Bourse. Les analystes jugent que leur potentiel de redressement reste important.

Un secteur bancaire sous pression au premier trimestre

Pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2021. Le secteur bancaire pèse négativement sur l’évolution des revenus des sociétés cotées à Casablanca.

Le produit net bancaire trimestriel des banques diminue, avec une baisse notable du résultat des activités de marché. Cette contre-performance intervient dans un contexte de remontée des taux obligataires, qui pèse sur la valorisation des portefeuilles titres.

En parallèle, l’indice sectoriel recule nettement depuis le début de 2026. Les valeurs bancaires perdent du terrain en Bourse, ce qui alimente les interrogations des épargnants. Y compris parmi les Marocains de l’étranger qui suivent leurs placements au pays ou envisagent d’investir.

Des difficultés conjoncturelles plus que fondamentales

Les spécialistes de la place estiment toutefois que la baisse des banques cotées Maroc relève davantage. De facteurs techniques que d’une détérioration profonde de leurs fondamentaux.

Selon l’analyse publiée, les revenus récurrents – marge d’intérêt et commissions – restent bien orientés. Les activités de crédit continuent de générer des flux solides. La contribution de ces revenus de base compense en partie la faiblesse actuelle des activités de marché.

Pour les banques, l’épisode actuel s’apparente donc à un ajustement lié au cycle des taux plutôt. Qu’à un retournement structurel. Cette lecture prudente mais positive explique que plusieurs valeurs bancaires conservent des recommandations « à l’achat » auprès d’analystes. Notamment pour de grands groupes comme Attijariwafa bank, BCP, BMCI, Crédit du Maroc ou CIH Bank.

Banques cotées Maroc : quels enjeux à moyen terme ?

Le secteur bancaire fait cependant face à une série de défis qui pèseront sur sa rentabilité dans les prochaines années.

  • La hausse progressive de l’impôt sur les sociétés vers 40% pour les banques.
  • L’entrée en vigueur prévue en 2027 du dispositif SREP, qui renforcera les exigences prudentielles.
  • La réforme de Bank Al-Maghrib sur la classification des créances sensibles, avec un possible impact sur le coût du risque.
  • Le risque de contrôles fiscaux plus fréquents et plus approfondis.

Ces éléments pourraient comprimer les marges et imposer des ajustements dans la gestion des fonds propres. Comme dans la politique de dividendes.

Pour les MRE qui détiennent des actions bancaires marocaines ou qui suivent l’évolution de la place. Casablancaise avant un éventuel retour ou un investissement immobilier. Ces évolutions invitent à la vigilance. La tendance boursière de court terme reste chahutée, mais la solidité des grands groupes et leurs. Positions dominantes sur le marché local sont toujours mises en avant par les analystes.

Ce que cela signifie pour l’épargne et les projets des MRE

La correction actuelle des cours peut, pour certains profils d’investisseurs avertis. Représenter une fenêtre de renforcement à moyen ou long terme. Sous réserve d’accepter la volatilité et de diversifier leurs placements.

Pour la majorité des Marocains résidant à l’étranger. Qui utilisent surtout les banques marocaines pour leurs transferts. Comptes en dirhams ou projets au pays, l’impact est plus indirect. Les services du quotidien ne sont pas remis en cause. Le contexte réglementaire et fiscal plus. Exigeant pourrait peser sur la capacité future du secteur à améliorer encore sa rentabilité et. Par ricochet. Ses dividendes.

Avant tout choix d’investissement en actions bancaires au Maroc, il reste recommandé de :.

  • clarifier son horizon de placement et sa tolérance au risque ;.
  • se renseigner sur la situation de chaque banque et ses perspectives ;.
  • consulter, si besoin, un conseiller financier indépendant ;.
  • compléter ces informations par les données officielles disponibles sur les portails institutionnels marocains.

Les prochains trimestres diront si le rebond anticipé par les analystes se matérialise. Ou si le secteur devra prolonger sa phase d’ajustement avant de retrouver le chemin d’une croissance plus régulière.

Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.

Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.

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