Face à une dette jugée « insoutenable », le gouvernement français prépare des coupes budgétaires drastiques pour l’année 2026. Objectif affiché : réaliser 43,8 milliards d’euros d’économies. Et pour y parvenir, l’exécutif entend faire contribuer davantage les étrangers présents sur le territoire.
Dans une intervention sur LCI, Patrick Stefanini, représentant spécial du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur les questions migratoires, a clairement exposé la ligne : « Il faut partir d’une idée simple : on va demander des efforts aux Français dans ce budget, donc il est légitime d’en demander aussi aux étrangers ».
Cette déclaration intervient quelques jours après la présentation par le Premier ministre François Bayrou du cadre budgétaire pour 2026. Le gouvernement mise sur des ajustements fiscaux et des réformes structurelles, mais également sur une restructuration des dépenses liées à l’immigration.
Parmi les mesures envisagées : une hausse des taxes sur les titres de séjour, un renforcement du contrôle sur l’accès aux prestations sociales pour les non-ressortissants de l’UE, ou encore la limitation de certaines aides aux seuls étrangers ayant un emploi stable ou un niveau de revenus suffisant.
Ces annonces suscitent déjà des réactions contrastées au sein de la société française. Tandis que certains applaudissent une volonté de “justice fiscale”, d’autres y voient une stigmatisation des étrangers dans un contexte social et politique tendu.
À moins d’un an des élections européennes, cette orientation budgétaire pourrait bien servir aussi des calculs électoraux, sur fond de pression exercée par les partis conservateurs et d’extrême droite sur les questions migratoires.
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