À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, que le Marocaccueillera à domicile, le sélectionneur Walid Regragui est confronté à trois défis majeurs pour peaufiner son équipe. Entre les matches amicaux face au Mozambique (vendredi) et à l’Ouganda (mardi prochain), et la perspective de la Coupe du monde 2030, le technicien marocain doit consolider son collectif dans un contexte exigeant.
Le premier chantier, et sans doute le plus urgent, concerne l’arrière-garde des Lions de l’Atlas.
« Depuis l’après-CAN, on n’a jamais joué avec la même défense deux matchs de suite. On a toujours eu des blessés, des absences », a reconnu Regragui en conférence de presse.
La blessure de Nayef Aguerd, pilier défensif de l’OM, vient encore compliquer les plans du sélectionneur. Victime d’une rechute de pubalgie face à Brest, le défenseur pourrait manquer la compétition. Son entraîneur, Roberto De Zerbi, a confirmé la gravité du cas : « Il doit s’arrêter un peu, sinon cela risque d’empirer et de compromettre sa participation à la CAN. »
Face à cette situation, Regragui envisage de donner leur chance à de jeunes talents, comme Abdelhamid Aït Boudlal, le prometteur défenseur central de 19 ans du Stade Rennais, appelé à renforcer la ligne défensive lors des prochains matchs.
Le second chantier concerne le milieu de terrain, secteur où le Maroc peine à retrouver la fluidité et la complémentarité affichées durant le Mondial 2022. Le sélectionneur doit trouver la bonne formule entre l’expérience de joueurs comme Sofyan Amrabat et la fougue de la nouvelle génération (El Khannouss, Ben Seghir). L’objectif : assurer la transition entre récupération et construction, tout en gardant une densité défensive.
Enfin, le troisième défi repose sur la capacité des attaquants à concrétiser les occasions. Si En-Nesyri reste une valeur sûre, la constance offensive fait parfois défaut. Regragui cherche à renforcer la cohésion entre ses ailiers explosifs (Ziyech, Abde, Boufal) et son avant-centre, tout en explorant des alternatives tactiques.
Entre incertitudes médicales, réglages tactiques et attentes d’un public tout entier tourné vers “sa” CAN, Walid Regragui aborde une période charnière. Son objectif est clair : transformer les chantiers en certitudes pour permettre au Maroc d’aborder, chez lui, la compétition continentale avec l’ambition légitime de soulever le trophée africain.
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