Casablanca centre valorisation : Le contrat relatif à la réalisation du CEV des déchets ménagers à Médiouna a enfin été signé. Le projet, attendu depuis des années à Casablanca, doit profondément modifier la gestion des ordures de la métropole.
Casablanca centre valorisation : ce qu’il faut retenir
Ce vendredi 19 juin, la maire de Casablanca, Nabila Rmili. A annoncé en session extraordinaire du Conseil la signature du contrat du centre de Médiouna. Ce document encadre la réalisation du nouveau site et son exploitation sur trente ans.
Un avenant doit aussi être adopté pour que la société SOS NDD. Qui gère actuellement la décharge contrôlée de Médiouna, assure la transition. Elle continuera l’exploitation le temps de boucler toutes les procédures administratives liées au nouveau centre.
Pour les Marocains résidant à l’étranger de passage à Casablanca. Cette étape signifie. À terme, une ville moins marquée par les nuisances de l’ancienne décharge, souvent visibles ou perceptibles en périphérie.
Un projet présenté comme une première au Maroc et en Afrique
Selon la maire, il s’agit d’un projet pionnier. Décrit comme le premier du genre au Maroc et en Afrique. Le futur Casablanca centre de valorisation vise à transformer les lixiviats. Ces liquides polluants issus des déchets, en eau réutilisable pour l’irrigation.
Cette eau devra notamment alimenter la station de Médiouna et l’arrosage des espaces verts le long. De l’autoroute urbaine. Du boulevard de La Mecque. De Taddart et d’autres zones. L’objectif est de réduire la pression sur les ressources en eau potable dédiées aux jardins et aux espaces publics.
Le projet doit aussi permettre de produire de l’énergie, qui sera injectée dans le réseau d’éclairage public. Une partie de l’illumination de Casablanca pourrait ainsi, à terme, être alimentée par l’exploitation des déchets.
Un foncier sécurisé pour lancer les travaux en octobre
Le terrain du centre s’étend sur près de 260 hectares. La commune l’avait acquis à crédit, en quatre tranches. Mais le contrat imposait de disposer d’un foncier totalement assaini sur le plan juridique avant de lancer le chantier.
Pour lever cette contrainte, la totalité du prix du terrain. Environ 500 millions de dirhams, a été réglée il y a une quinzaine de jours, selon la maire. Cette opération a permis de supprimer les inscriptions et charges qui grevaient encore la propriété.
Le site est désormais mis à la disposition du groupement délégataire. Qui peut préparer le démarrage des travaux annoncés pour octobre.
Ce que cela change pour le quotidien des habitants et des visiteurs
Pour les habitants de Casablanca comme pour les MRE qui y reviennent régulièrement. Ce projet peut, à moyen terme, améliorer plusieurs aspects du cadre de vie :.
- réduction des nuisances liées à l’ancienne décharge de Médiouna ;.
- meilleure gestion des déchets ménagers de la métropole ;.
- développement de l’irrigation des espaces verts par une eau traitée ;.
- production d’énergie pour l’éclairage public, avec un impact potentiel sur les coûts des services municipaux.
Au-delà des aspects techniques, ce chantier s’inscrit dans la transformation des services urbains de Casablanca. Les MRE qui envisagent un retour, un investissement immobilier ou des séjours plus fréquents pourront suivre. Ce projet comme un indicateur de l’évolution environnementale et infrastructurelle de la ville.
La mise en service effective du centre et ses performances réelles devront toutefois être confirmées dans la durée. Pour l’heure, l’enjeu immédiat reste le respect du calendrier de démarrage des travaux annoncé pour octobre.
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