dimanche 28 juin 2026

Agriculture : la COMADER alerte sur la fragilité des exploitations marocaines

COMADER agriculture marocaine : La principale organisation professionnelle du secteur. La COMADER. Alerte sur la viabilité d’une grande partie des exploitations agricoles au Maroc. Malgré une amélioration ponctuelle due aux récentes pluies.

COMADER agriculture marocaine : un avertissement sur la durée

Réunie en Assemblée générale ordinaire, la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) dresse un constat préoccupant.

Selon son communiqué, les difficultés du secteur dépassent largement les aléas climatiques. La sécheresse et la raréfaction de l’eau restent centrales, mais elles s’ajoutent à d’autres pressions durables.

La COMADER insiste : ce sont les petites et moyennes exploitations, majoritaires dans le pays, qui encaissent le plus le choc.

Des coûts en hausse, des revenus sous pression

L’organisation récapitule plusieurs postes de dépenses qui pèsent sur la rentabilité des fermes.

  • Déficit croissant des ressources hydriques et incertitude sur l’eau d’irrigation.
  • Envolée des prix des intrants agricoles : engrais, semences, produits phytosanitaires, énergie, alimentation du bétail, équipements.
  • Pénurie de main-d’œuvre et hausse marquée de son coût, surtout pendant les récoltes.
  • Augmentation des frais de conditionnement, transport et commercialisation.
  • Difficultés d’accès direct aux marchés et multiplication des intermédiaires.

Résultat, selon la COMADER, le prix payé par le consommateur reflète mal le revenu réel de l’agriculteur.

Dans plusieurs filières, les prix à la production resteraient insuffisants pour couvrir des coûts en forte hausse. Les marges se reconstitueraient surtout en aval de la chaîne, loin des exploitations.

Petites exploitations fragilisées : quel impact pour les familles au Maroc ?

Pour de nombreux foyers marocains, l’agriculture reste une source directe de revenus ou un filet de sécurité au village. Cette fragilité pèse donc au-delà du seul monde professionnel.

Quand les petites exploitations s’essoufflent, cela peut accélérer l’exode vers les villes. Compliquer la transmission des terres et fragiliser des projets familiaux à long terme.

Pour les Marocains résidant à l’étranger souhaitant maintenir un lien économique ou patrimonial avec leur région d’origine. Cette situation appelle à la prudence.

Avant d’investir dans une petite ferme familiale ou de financer la remise en état d’une exploitation. Il devient crucial de prendre en compte : l’accès à l’eau. Le coût des intrants, la main-d’œuvre disponible et les débouchés réels sur les marchés locaux.

Quel accompagnement pour l’avenir du monde rural ?

À travers son alerte, la COMADER, acteur central de l’agriculture marocaine, appelle à une révision des politiques d’accompagnement.

L’organisation souhaite des mesures plus en phase avec la réalité du terrain et la diversité des exploitations. L’enjeu est de préserver la viabilité économique des fermes et d’éviter une fragilisation durable du monde rural.

Pour les familles rurales soutenues par des proches à l’étranger. La stabilité de l’activité agricole reste un repère important. Les arbitrages à venir en matière d’eau, de soutien aux petites exploitations et d’organisation des marchés. Seront donc à suivre de près.

La COMADER et l’agriculture marocaine se retrouvent ainsi au cœur d’un débat crucial : comment adapter. Le modèle agricole aux nouvelles contraintes. Sans sacrifier ceux qui constituent la base du tissu productif rural.

Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.

Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.

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