Alors que la stratégie énergétique marocaine avance à grands pas, elle reste étonnamment discrète dans les discours des partis politiques, y compris à l’approche des échéances électorales.
Une stratégie énergétique marocaine qui s’inscrit dans le temps long
Le Maroc suit une feuille de route énergétique depuis 2009. Elle a traversé plusieurs majorités sans être remise en cause. Ce choix de continuité est rare dans la région.
Un exemple récent l’illustre. Le 19 juillet, à Lamharza Essahel, dans la province d’El Jadida. Une nouvelle ligne électrique de cinquante kilomètres a été mise sous tension. Coût du chantier : 486 millions de dirhams. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a piloté ce projet.
Cette ligne alimentera la future station de dessalement de Casablanca, annoncée comme la plus grande d’Afrique. Sa mise en service est prévue pour le 1er février 2027. L’exploitation sera confiée à un consortium pour une durée de trente ans. Le prochain gouvernement héritera donc d’un équipement clé qu’il n’aura pas décidé lui-même.
Des résultats visibles dans les renouvelables
Les chiffres confirment la progression. En dix ans, la capacité renouvelable installée a doublé. Elle est passée de 2. 417 mégawatts en 2016 à 4. 851 mégawatts fin 2025, selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).
En octobre dernier, Rabat a encore rehaussé ses ambitions. Le Royaume vise plus de 15 gigawatts de capacités renouvelables en 2030, soit un triplement. Une sortie du charbon à l’horizon 2040, sous réserve de financements internationaux suffisants.
Sur la scène internationale, ces efforts sont reconnus. En novembre, à Belém, le Climate Change Performance Index a classé le Maroc sixième mondial. Premier pays africain et arabe dans ce domaine, juste derrière le Royaume-Uni et le Danemark.
Un autre épisode a marqué les esprits. Le 28 avril 2025, en début d’après-midi, la péninsule Ibérique a subi une coupure majeure. Le Maroc a rouvert les interconnexions du détroit et envoyé quelques centaines de mégawatts vers l’Andalousie. Le temps que le réseau espagnol redémarre. Le chef du gouvernement espagnol a alors remercié publiquement le Maroc. Ce jour-là, un pays africain a stabilisé un réseau européen.
L’énergie, une facture qui va changer pour les ménages
Malgré ce rôle croissant, le thème de l’énergie reste peu abordé dans la vie politique marocaine. Or il s’agit d’un sujet quotidien, pas seulement technique.
Pour les familles au pays comme pour les Marocains résidant à l’étranger qui gardent un logement. Au Maroc ou investissent. Ces choix auront des effets concrets :.
- évolution de la facture d’électricité à moyen terme ;.
- sécurité d’approvisionnement pour les foyers et les entreprises ;.
- conditions d’implantation pour les projets industriels et touristiques ;.
- opportunités dans les filières renouvelables, réseaux et dessalement.
La stratégie énergétique marocaine pèse aussi sur le coût de l’eau, à travers les stations de dessalement très consommatrices d’électricité, comme celle de Casablanca. Pour les MRE qui envisagent un retour, un achat immobilier ou un projet agricole, ces paramètres compteront dans les prochaines années.
Pourquoi les partis parlent si peu d’énergie ?
Les grands choix ont été verrouillés au niveau national depuis plus de quinze ans. Ils sont portés par l’État et ses opérateurs, comme l’ONEE et les agences en charge des renouvelables. Les partis se retrouvent donc souvent en position de commentateurs plutôt que de décideurs sur ce dossier.
Résultat : le débat porte davantage sur des questions sociales visibles à court terme que sur l’orientation énergétique. Pourtant décisive pour la compétitivité du pays et le pouvoir d’achat. Cette situation interroge alors que la facture énergétique globale, elle, ne disparaîtra pas du quotidien.
Pour les Marocains du monde qui suivent l’actualité du pays, comprendre la stratégie énergétique marocaine devient un élément clé. Elle influence le coût de la vie, la stabilité du réseau, mais aussi l’attractivité du Maroc pour leurs futurs projets d’installation ou d’investissement.
Les décideurs précisent progressivement les mesures. Les investisseurs analysent les effets concrets. Les familles ajustent ensuite leurs projets. Les MRE lisent ainsi ce signal avec plus de clarté.
Les décideurs précisent progressivement les mesures. Les investisseurs analysent les effets concrets. Les familles ajustent ensuite leurs projets. Les MRE lisent ainsi ce signal avec plus de clarté.
Les décideurs précisent progressivement les mesures. Les investisseurs analysent les effets concrets. Les familles ajustent ensuite leurs projets. Les MRE lisent ainsi ce signal avec plus de clarté.
Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.
Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.
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