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mercredi 3 juin 2026

Immobilier MRE au Maroc : les résidences secondaires au cœur du débat

L’immobilier MRE au Maroc fait l’objet de nombreuses discussions dans le nord du Royaume. Alors que la demande de logements continue d’augmenter, plusieurs observateurs estiment que le nombre important de résidences secondaires détenues par les Marocains résidant à l’étranger contribue à accentuer les tensions sur le marché immobilier.

Selon plusieurs données récentes, près de 334 000 appartements restent inoccupés à travers le pays. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima concentre une part importante des logements vacants au niveau national.

En effet, cette région représente environ 15,6 % des appartements inoccupés recensés au Maroc. Par ailleurs, la ville de Tanger apparaît parmi les zones les plus touchées. Les logements vacants y représentent près de 18 % du parc résidentiel total.

Ainsi, la question de l’immobilier MRE au Maroc devient un enjeu important pour les acteurs du secteur. Selon plusieurs professionnels de l’immobilier, une partie significative de ces biens appartient à des Marocains résidant à l’étranger.

Ces propriétaires utilisent généralement leurs appartements :

  • durant les vacances d’été ;
  • pendant les fêtes religieuses ;
  • lors de séjours familiaux ponctuels ;
  • durant quelques semaines seulement chaque année.

Par conséquent, de nombreux logements restent fermés pendant une grande partie de l’année. Cette situation réduit mécaniquement l’offre disponible sur le marché local.

De plus, plusieurs spécialistes estiment que cette forte demande d’acquisition contribue à soutenir les prix dans certaines zones côtières et touristiques.

Les villes concernées attirent particulièrement les MRE grâce à :

  • leur proximité avec l’Europe ;
  • leur potentiel touristique ;
  • leurs infrastructures modernes ;
  • leur attractivité économique croissante.

Ainsi, l’immobilier MRE au Maroc exerce une influence importante sur la dynamique du marché dans plusieurs régions du nord.

Toutefois, certains experts nuancent cette analyse. Selon eux, la crise du logement résulte également de plusieurs facteurs structurels :

  • la hausse du coût du foncier ;
  • l’augmentation des matériaux de construction ;
  • la croissance démographique ;
  • la pression touristique.

Par ailleurs, les investissements des MRE participent aussi au développement économique local à travers :

  • les achats immobiliers ;
  • les dépenses de consommation ;
  • les travaux de rénovation ;
  • les investissements locatifs.

Face à cette situation, plusieurs acteurs appellent à développer des solutions favorisant une meilleure utilisation du parc immobilier existant. L’objectif consiste à préserver l’attractivité de l’immobilier MRE au Maroc tout en facilitant l’accès au logement pour les résidents locaux.

Enfin, le débat autour des résidences secondaires illustre les défis auxquels sont confrontées les grandes villes du nord du Royaume, où la croissance démographique, l’investissement immobilier et l’attractivité touristique exercent une pression croissante sur le marché du logement.

Source externe :

www.hcp.ma

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