mLes États-Unis envisagent de remettre en service jusqu’à quatre avions ravitailleurs KC-10 Extender pour les transférer à un pays partenaire d’Afrique du Nord. Le Maroc figure parmi les bénéficiaires possibles, aux côtés de l’Égypte. Toutefois, Washington n’a pas officiellement identifié le pays destinataire.
L’US Air Force a publié un avis de marché le 7 octobre 2026. Elle cherche des entreprises capables de restaurer ces appareils, retirés du service en 2024, puis de les préparer à une nouvelle utilisation opérationnelle.
Quatre avions ravitailleurs KC-10 à remettre en service
Le projet porte sur quatre KC-10 Extender au maximum. Ces appareils servaient notamment au ravitaillement en vol des avions militaires.
Le document américain prévoit plusieurs prestations. Les entreprises intéressées devront pouvoir remettre les appareils en état de vol, obtenir les autorisations nécessaires et organiser leur transfert vers le pays bénéficiaire.
Le programme prévoit également un soutien logistique sur place et une formation des équipages et des techniciens de maintenance.
L’objectif consiste à redonner une capacité opérationnelle à des avions déjà construits. L’opération passerait par le programme américain Excess Defense Articles, qui encadre le transfert de matériels militaires excédentaires à des pays partenaires.
Il ne s’agit toutefois pas encore d’une commande ferme de travaux. L’avis publié sert d’abord à identifier les entreprises disposant des compétences nécessaires.
Le Maroc et l’Égypte parmi les pays envisagés
Le document officiel mentionne uniquement un pays partenaire d’Afrique du Nord. Il ne cite ni le Maroc ni l’Égypte.
Ces deux pays apparaissent néanmoins dans les analyses de la presse spécialisée consacrées à cette opération. Tous deux utilisent des avions de combat F-16, ce qui rend l’hypothèse d’un transfert de ravitailleurs KC-10 pertinente sur le plan technique.
Pour le Maroc, une telle capacité pourrait présenter un intérêt pour les opérations aériennes de longue durée. Le ravitaillement en vol permet en effet d’augmenter l’autonomie des avions de combat et de réduire la nécessité de revenir à une base pour refaire le plein.
Mais cet intérêt opérationnel ne suffit pas à confirmer que Rabat recevra les appareils. À ce stade, aucune annonce officielle citée dans l’avis américain ne désigne le Maroc comme bénéficiaire.
Que sait-on du calendrier ?
L’avis de l’US Air Force demande aux entreprises intéressées de faire connaître leurs capacités techniques. La date limite de réponse indiquée dans le document est le 28 octobre 2026.
Cette étape doit permettre aux autorités américaines d’évaluer les solutions disponibles avant de prendre d’autres décisions. Le document ne fixe pas de date de livraison et ne confirme pas que la remise en service des quatre appareils aura effectivement lieu.
Le calendrier dépendra donc des décisions prises après cette consultation. Le coût de la remise en état et les modalités définitives du transfert restent également à préciser.
Une éventuelle capacité supplémentaire pour l’aviation marocaine
Si le Maroc était retenu, l’arrivée de KC-10 constituerait une évolution notable de ses capacités de ravitaillement en vol.
Les appareils permettraient notamment de soutenir les missions de ses avions de combat compatibles avec leur système de ravitaillement. Leur utilisation nécessiterait cependant une remise en état approfondie, la formation des personnels et une organisation adaptée pour assurer leur maintenance.
Pour l’instant, le dossier reste au stade préparatoire. Le Maroc fait partie des bénéficiaires possibles évoqués par les observateurs, mais les États-Unis n’ont pas confirmé son choix. La prochaine étape consistera à déterminer si le projet se concrétise et quel pays recevra finalement les appareils.
Sources externes :
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