Le programme d’aide au logement, pierre angulaire de la politique sociale du Royaume, prend son envol avec des chiffres prometteurs. Au 9 juillet courant, plus de 55 500 marocains ont déjà concrétisé leur rêve de devenir propriétaires, un signal fort pour le marché immobilier national. C’est ce qu’a révélé ce jeudi à Rabat Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, dressant un bilan positif de cette initiative.
Loin des clichés, cette aide touche un public diversifié. Les femmes représentent près de la moitié des bénéficiaires, avec 47% des dossiers validés, soulignant une réelle démocratisation de l’accès à la propriété. Mais la grande surprise vient de la diaspora : les marocains du monde sont particulièrement réceptifs à cette mesure, comptant pour 23,7% des bénéficiaires. Une preuve que le lien avec la mère patrie reste fort et que l’investissement immobilier au pays demeure une priorité pour nos concitoyens du monde. Bien sûr, la majorité, soit 76,3% des bénéficiaires, réside au Maroc.
La carte des bénéficiaires dessine de nouvelles dynamiques urbaines. Contre toute attente, c’est la ville de Fès qui se hisse en première position, détrônant des métropoles plus traditionnellement associées à l’investissement immobilier. Derrière elle, Berrechid, Meknès et Kénitra s’affirment comme des pôles attractifs, suivies de près par Casablanca, El Jadida, Benslimane, Settat, Oujda et Berkane. Une répartition qui témoigne de l’ambition du programme de soutenir l’acquisition de logements sur l’ensemble du territoire et pas uniquement dans les grandes agglomérations.
L’engouement ne faiblit pas : le programme enregistre déjà 177 344 inscrits à travers les 12 régions du Royaume, confirmant l’appétit des Marocains pour la propriété. Il est intéressant de noter la jeunesse des demandeurs, avec 37% ayant moins de 35 ans, et une moyenne d’âge générale de 41 ans. Une statistique qui met en lumière la volonté d’une nouvelle génération de s’établir et de construire son patrimoine.
Côté prix, le programme répond à une demande variée : 62% des demandes concernent des biens dont les prix varient entre 300 000 et 700 000 dirhams, tandis que 38% se portent sur des logements dont le coût est inférieur à 300 000 dirhams. Cette flexibilité permet de s’adapter aux différentes bourses et types de biens sur le marché.
Pour rappel, le programme national d’aide au logement (2024-2028) repose sur un soutien financier direct : 100 000 dirhams pour les logements ne dépassant pas 300 000 dirhams et 70 000 dirhams pour ceux dont le prix se situe entre 300 000 et 700 000 dirhams (taxes comprises). Un dispositif clair et incitatif qui semble déjà porter ses fruits et promet de redynamiser durablement le secteur immobilier marocain.
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