À Orléans, la découverte récente d’autocollants affichant des messages ouvertement islamophobes et néonazis a suscité une vive indignation. Sur plusieurs sites publics, notamment le mobilier urbain du centre-ville et le campus universitaire, des inscriptions telles que “Zone interdite aux musulmans“ ou encore “Good Night, Left Side“ (un slogan d’extrême droite) accompagnées de symboles violents ont été collées, provoquant un tollé.
Parmi les témoins, Nicolas, professeur d’histoire-géographie, a rapporté avoir arraché ou recouvert certains de ces stickers. Il dénonce une « extrême droite décomplexée » qui franchit un cap inquiétant dans la diffusion de ces discours haineux. Son signalement a été relayé par le parti La France insoumise (LFI), dont le député Thomas Portes pointe du doigt le rôle des discours islamophobes relayés par certains responsables politiques.
Face à ces actes, l’université d’Orléans a officiellement déposé plainte jeudi, et la municipalité a annoncé qu’elle engagerait également des poursuites. De son côté, la députée européenne Rima Hassan interpelle directement le maire d’Orléans, Serge Grouard, pour qu’une réaction ferme soit apportée afin de condamner et endiguer cette montée inquiétante de la haine et de la division dans la ville.
Cette affaire illustre la tension croissante autour des questions d’islamophobie et d’extrême droite en France, posant un défi majeur pour les institutions locales et nationales.
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