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dimanche 31 mai 2026

28 Stations en vue : Casablanca-Settat investit massivement dans le dessalement

Le ciel a ses caprices et le Maroc, comme tant d’autres nations, a ressenti le poids de ces dernières années de sécheresse. Mais face à la baisse des précipitations et au défi lancinant du stress hydrique, la région de Casablanca-Settat ne baisse pas les bras. Au contraire, elle déploie une stratégie audacieuse et résolument tournée vers l’avenir : la mer immense et généreuse, est en passe de devenir la source vitale qui abreuvera des millions de vies, grâce à un ambitieux programme de dessalement.

Imaginez : ce n’est pas moins d’une trentaine de stations de dessalement qui s’apprêtent à voir le jour dans cette région stratégique. Parmi elles, 28 stations monoblocs de dessalement et de déminéralisation de l’eau de mer (SMB) sont spécifiquement conçues pour assurer l’approvisionnement en eau potable de la population. Une véritable course contre la montre pour garantir l’accès à cette ressource précieuse.

Le président du conseil régional Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz, a eu l’occasion de constater l’avancée de ce projet de ses propres yeux, lors d’une visite récente à plusieurs de ces installations à Berrechid et Settat. Avec fierté, il a pu annoncer que 17 des 28 SMB sont déjà opérationnelles, témoignant d’une mobilisation exemplaire. Un investissement conséquent, à la hauteur de l’enjeu, a été déployé : 400 millions de dirhams (MDH), fruits d’une collaboration financière entre l’État (272 MDH) et la région (128 MDH). Maâzouz s’est félicité de l’impact déjà visible de ces stations sur l’approvisionnement des populations. Son appel est clair : un suivi rigoureux et quotidien de cette ressource vitale est indispensable, et une prise de conscience collective s’impose face aux défis de l’eau.

Cette initiative ne se suffit pas à elle-même, elle s’inscrit dans une approche intégrée qui vient consolider d’autres projets structurants d’envergure nationale. On pense bien sûr à l’autoroute de l’eau, cette infrastructure magistrale reliant le bassin du Sebou à celui du Bouregreg, ou encore à la station de dessalement de Jorf Lasfar.

Mais l’horizon est encore plus grand : tous les regards sont tournés vers l’achèvement de la gigantesque station de dessalement de Casablanca. Un projet colossal qui promet, dès son lancement, de couvrir près de 80% des besoins en eau potable de la région, avec une capacité de traitement de 200 millions de m³ par an. C’est la Société Régionale Multiservices (SRM) Casablanca-Settat qui a pour mission d’assurer cette sécurisation vitale de l’approvisionnement.

Techniquement, ces stations monoblocs sont à la pointe de l’innovation. Elles s’appuient sur la technologie de l’osmose inverse, un procédé qui permet d’obtenir une eau traitée de haute qualité. Avec des débits allant de 3 litres d’eau potable par seconde à plus de 30 l/s pour les plus performantes, ces unités offrent une solution efficace et, non moins important, écologique. Financé par le ministère de l’Intérieur, ce projet est un témoignage éclatant des efforts continus du Maroc pour transformer le défi du stress hydrique en une opportunité de développement durable. La mer, autrefois perçue comme une frontière, devient désormais un puits de vie pour les générations à venir.

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