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jeudi 4 juin 2026

Travail forcé : le Maroc visé par de nouveaux droits de douane américains

Travail forcé Maroc : Les États-Unis menacent d’appliquer de nouveaux droits de douane sur une soixantaine de partenaires commerciaux. Dont le Maroc, au nom de la lutte contre le travail forcé.

Cette décision potentielle intéresse directement les Marocains établis à l’étranger qui commercent avec le pays. Importent des produits marocains ou investissent dans des secteurs tournés vers l’export.

Travail forcé Maroc : ce que prépare Washington

Le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a annoncé avoir achevé des enquêtes visant 60. Économies à travers le monde. Ces investigations s’appuient sur la section 301 de la loi américaine sur le commerce de 1974.

Washington envisage des droits de douane supplémentaires compris, selon l’annonce officielle. Dans une fourchette de 10 % à 12,5 % sur certaines importations provenant des pays visés. Le Maroc figure sur cette liste, aux côtés notamment de l’Union européenne. De la Chine, du Royaume-Uni et de plusieurs États de la région MENA.

Les autorités américaines estiment que ces pays n’ont pas pris de mesures jugées suffisantes pour empêcher l’entrée. Sur leur propre marché, de produits issus du travail forcé. Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, affirme que la poursuite de la circulation de ces. Produits crée une concurrence inéquitable pour les travailleurs américains et que Washington « ne tolérera pas cette situation ».

Quels impacts possibles pour l’économie marocaine ?

Les détails précis ne sont pas encore publics : la liste des produits concernés. Le calendrier d’application et les éventuelles exemptions n’ont pas été dévoilés. En l’état, il s’agit d’une proposition américaine. Basée sur les conclusions de l’enquête, qui pourrait se traduire par :.

  • un renchérissement des exportations marocaines ciblées vers les États-Unis ;.
  • un risque de baisse de compétitivité pour certaines filières ;.
  • une pression accrue sur le Maroc pour renforcer le contrôle de la chaîne d’approvisionnement.

Le texte américain ne pointe pas un secteur marocain particulier, ni des entreprises nommément citées. Il met plutôt l’accent sur l’absence supposée d’interdiction « effective » de l’importation de produits issus. Du travail forcé dans les pays concernés.

Pour les investisseurs installés à l’étranger qui exportent vers les États-Unis à partir du Maroc. Cette incertitude nécessite une vigilance accrue. En attendant des clarifications, l’enjeu est de suivre de près les annonces américaines et les réponses des autorités marocaines.

Ce que cela change pour les Marocains de l’étranger

Pour la majorité des Marocains résidant à l’étranger. Cette évolution ne touche ni les voyages vers le pays. Ni les transferts d’argent, ni les projets de retour au pays à court terme.

Elle peut en revanche intéresser plusieurs profils :.

  • entrepreneurs MRE utilisant le Maroc comme base d’export vers le marché américain ;.
  • distributeurs ou détaillants installés en Amérique du Nord qui commercialisent des produits fabriqués au Maroc ;.
  • investisseurs envisagant de placer leur capital dans des filières exportatrices marocaines.

Pour ces publics, la perspective de droits de douane plus élevés implique un risque sur les marges. Les prix de vente et la demande finale aux États-Unis.

Dans ce contexte, il devient stratégique de :.

  • documenter l’origine des produits et la conformité sociale de la chaîne de valeur ;.
  • diversifier, si possible, les marchés de destination ;.
  • suivre les mises à jour des autorités marocaines compétentes et des administrations américaines.

Suivre le dossier et anticiper

Le dossier reste évolutif : le projet de surtaxe doit encore se traduire en mesures concrètes, éventuellement après consultations et ajustements. Le Maroc pourrait aussi renforcer son cadre juridique et ses contrôles pour répondre aux préoccupations américaines liées au travail forcé.

En attendant, les acteurs économiques liés au commerce Maroc–États-Unis doivent intégrer ce facteur de risque dans leurs prévisions. La question du travail forcé, longtemps perçue comme un enjeu essentiellement éthique. Devient un paramètre commercial majeur, qui peut peser directement sur les coûts d’accès au marché américain.

Pour ceux qui envisagent des projets d’investissement exportateurs à partir du Maroc. L’enjeu est désormais de concevoir des chaînes d’approvisionnement traçables et conformes aux standards internationaux. Afin de limiter l’exposition à ce type de mesures.

Pour aller plus loin, consultez notre guide Canal212 sur le dédouanement de véhicule.

Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les informations officielles de la Douane marocaine.

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