Bourse Casablanca : Au premier trimestre 2026, la Bourse de Casablanca a reculé d’environ 9%. Tous les investisseurs n’ont pas réagi de la même manière.
Pour les Marocains établis à l’étranger qui suivent le marché ou envisagent d’investir au pays. Cette correction n’a pas provoqué de fuite générale. Elle a surtout redistribué les rôles entre épargnants, entreprises, fonds d’investissement et acteurs étrangers.
Bourse Casablanca : ce qu’il faut retenir
La Bourse de Casablanca a connu une phase de prises de bénéfices après trois années consécutives de hausse. Les investisseurs ont continué à intervenir, mais avec prudence.
Les montants unitaires ont diminué. Le volume global des échanges s’est contracté, tandis que le nombre d’ordres a nettement augmenté. Cela traduit des positions plus progressives, parfois fractionnées dans le temps.
Pour un MRE qui envisage d’entrer ou de renforcer une position sur le marché marocain. Ce contexte ressemble à une respiration technique plus qu’à un retournement brutal de la tendance longue.
Particuliers acheteurs, entreprises vendeuses
Malgré la baisse des indices, les personnes physiques marocaines sont restées acheteuses nettes. Elles ont acheté pour 6,2 milliards de dirhams et vendu pour 5,6 milliards.
Ce comportement montre qu’une partie des épargnants a vu dans la correction une opportunité d’entrée ou. De renforcement à meilleur prix. Plutôt qu’un signal de sortie.
À l’inverse, les personnes morales marocaines, principalement les entreprises, ont été les grandes vendeuses nettes du trimestre. Elles ont cédé pour 7,9 milliards de dirhams, contre 6,3 milliards d’achats.
Ces ventes s’inscrivent dans une logique d’arbitrage et de prises de bénéfices après plusieurs années de hausse. Elles ne signifient pas nécessairement une défiance vis-à-vis du marché marocain. Plutôt une gestion active de trésorerie et des portefeuilles.
OPCVM amortisseurs et retour des investisseurs étrangers
Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) ont joué un rôle clé dans cette phase de correction. Premiers intervenants sur la cote avec plus d’un tiers des échanges, ils sont restés acheteurs nets.
En absorbant une partie des dégagements des entreprises marocaines, ces fonds ont limité l’ampleur de la baisse. Pour les Marocains résidant à l’étranger qui n’ont pas le temps de suivre chaque valeur. Ces véhicules restent souvent la porte d’entrée la plus simple vers la Bourse de Casablanca.
Autre élément notable : les personnes morales étrangères ont renforcé leurs achats. Sur un an, leurs acquisitions ont bondi de plus de 70%. Elles ressortent en position acheteuse nette, même si leur poids reste limité, autour de 6% des échanges.
Cela confirme un intérêt extérieur soutenu pour les actifs marocains, malgré la volatilité de court terme.
Que retenir si vous préparez un retour ou un investissement au Maroc ?
Pour un MRE qui suit ou découvre la Bourse de Casablanca, plusieurs enseignements ressortent de ce trimestre chahuté :
- la baisse a surtout servi de fenêtre de prises de bénéfices et d’ajustements techniques ;.
- les particuliers locaux sont restés présents, en position acheteuse nette ;.
- les OPCVM ont continué à investir, en jouant un rôle stabilisateur ;.
- les investisseurs étrangers ont renforcé leur présence, même si leur poids reste modeste.
Si vous préparez un retour, un projet immobilier ou entrepreneurial au Maroc. Cette évolution montre que le marché actions reste actif et suivi par des profils variés. Il peut constituer un complément à d’autres placements. À condition de respecter trois règles de base : horizon de long terme. Diversification et recours à un intermédiaire ou à des fonds régulés.
Enfin, avant toute décision, il reste conseillé de vérifier les informations auprès des institutions officielles et. De s’informer sur les conditions pratiques d’ouverture de compte-titres ou de souscription à des OPCVM depuis l’étranger.
Les décideurs précisent progressivement les mesures. Les investisseurs analysent les effets concrets. Les familles ajustent ensuite leurs projets. Les MRE lisent ainsi ce signal avec plus de clarté.
Les décideurs précisent progressivement les mesures. Les investisseurs analysent les effets concrets. Les familles ajustent ensuite leurs projets. Les MRE lisent ainsi ce signal avec plus de clarté.
Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.
Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.
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