mercredi 29 juillet 2026

Dans le désert d’Arfoud, trois monuments qui tutoient le ciel

Hannsjörg Voth Arfoud : Au cœur de la plaine de Marha. Près d’Arfoud. Trois œuvres monumentales de l’artiste allemand Hannsjörg Voth transforment le désert marocain en musée à ciel ouvert.

Hannsjörg Voth Arfoud : un artiste tombé amoureux du désert

Entre Goulmima et Arfoud, dans la région de Drâa-Tafilalet, une piste quitte l’oasis pour s’enfoncer dans le désert. Après une quarantaine de minutes de route, les dunes laissent place à des silhouettes de pierre. Qui semblent sortir du sable.

Ces formes géométriques sont la signature de Hannsjörg Voth, artiste et fils d’architecte né en 1940 en Allemagne. Il découvre le sud du Maroc à bord d’un 4×4, sans projet précis d’installation. Finit par s’y établir, séduit par la lumière, l’horizon dégagé et le silence.

Il y développera un langage artistique unique, proche du land art. En travaillant directement avec la matière du désert et l’échelle du paysage.

Trois monuments entre ciel et terre

Sur quelques kilomètres seulement, Hannsjörg Voth Arfoud a fait naître trois œuvres majeures. Pensées comme un dialogue permanent entre le ciel et la terre.

  • La Cité d’Orion : probablement la plus célèbre, avec ses structures disposées comme une constellation minérale au milieu du désert.
  • La Goldene Spirale : une forme spiralée qui évoque le mouvement, le temps et les cycles de la nature.
  • L’Escalier céleste (Himmelstreppe) : un escalier de 16 mètres et 56 marches, dressé vers le ciel comme une tour d’observation symbolique.

Premier projet réalisé sur place, l’Escalier céleste est conçu et autofinancé par l’artiste entre 1980 et 1987. Au sommet, les parois latérales se resserrent pour laisser une fente verticale. Elle cadre le ciel comme un télescope rudimentaire, en écho à l’intérêt de Voth pour l’astrophysique.

Ces monuments, construits avec les matériaux du désert, se fondent dans le paysage tout en le bousculant. Ils sont visibles de loin, comme des repères pour voyageurs.

Un détour à intégrer à un voyage dans le sud

Pour les Marocains de l’étranger qui programment un road trip dans le sud. La zone d’Arfoud ne se résume plus aux seules oasis et à «l’or brun» des dattes. La visite de ces trois monuments peut s’inscrire dans un itinéraire plus large autour de la vallée du Ziz. De Merzouga ou de Goulmima.

Le départ se fait généralement depuis Arfoud, en véhicule adapté au terrain. Le trajet traverse un paysage quasi nu, ponctué de quelques palmiers dattiers. L’arrivée sur les œuvres renforce l’impression de solitude et de grandeur du site.

Pour préparer le déplacement, il est conseillé de :.

  • prévoir des horaires adaptés à la chaleur, surtout en été ;.
  • se renseigner localement sur l’accès à la piste ;.
  • intégrer la visite dans une journée complète dans la région.

Au-delà de la découverte architecturale, l’expérience rappelle la capacité du désert marocain à inspirer des créateurs venus d’ailleurs. À devenir un point de rencontre entre cultures.

Pour aller plus loin, consultez nos dernières informations Canal212 pour les MRE.

Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les informations utiles pour les MRE.

Ne manquez rien de l'actualité de la diaspora !

S'inscrire à notre prochaine newsletter pour recevoir nos guides pratiques, nos conseils (démarches, investissement) et l'essentiel de l'actu MRE directement dans votre boîte mail.

AUTRES ARTICLES

- PUBLICITÉ -