À Casablanca, la situation de la morgue de l’hôpital Hassani suscite de vives réactions. Selon des informations rapportées par le quotidien Assabah, l’établissement utiliserait actuellement un conteneur comme espace provisoire pour conserver les dépouilles.
Cette situation ferait suite à la démolition de l’ancien service de conservation des morts. Les familles dénoncent des conditions qu’elles jugent incompatibles avec le respect dû aux défunts.
Hôpital Hassani Casablanca : une morgue installée dans un conteneur
Selon Assabah, un conteneur métallique aurait été installé dans l’enceinte de l’hôpital Hassani Casablanca pour remplacer temporairement l’ancienne morgue.
Le dispositif resterait très rudimentaire. Le conteneur disposerait de deux lits, mais ne bénéficierait pas, selon les témoignages rapportés, d’un système de réfrigération.
L’absence d’équipements adaptés soulève des interrogations sur les conditions de conservation des corps avant leur transfert.
Des transferts vers la médecine légale d’Ar-Rahma
Les dépouilles seraient ensuite transférées vers le service de médecine légale du cimetière Ar-Rahma.
Selon les témoignages cités par Assabah, l’attente pourrait parfois atteindre 36 heures avant l’arrivée d’un véhicule mortuaire.
Ces délais alimentent l’inquiétude des familles. Ils soulèvent également des questions sur les conditions matérielles et sanitaires du dispositif provisoire.
Des agents de sécurité chargés de la gestion du lieu
Toujours selon le quotidien, des agents de sécurité privée assureraient une partie de la gestion quotidienne de cet espace.
Ils déposeraient les corps dans le conteneur et en assureraient la fermeture dans l’attente de leur transfert.
Cette organisation suscite des interrogations sur les responsabilités des différents intervenants et sur les procédures appliquées au sein de l’établissement.
Le témoignage d’une famille relance la polémique
Un proche d’un défunt cité par Assabah affirme avoir assisté à une scène particulièrement difficile.
Selon son témoignage, un corps serait tombé d’un brancard avant son transfert dans le conteneur. L’agent présent aurait alors sollicité l’aide d’un passant pour déplacer la dépouille.
Ce récit, s’il est confirmé, illustre les difficultés matérielles auxquelles seraient confrontés les agents chargés de cette mission.
Une situation qui pèse aussi sur le personnel
La polémique ne concerne pas uniquement les familles.
Le personnel médical et paramédical de l’hôpital Hassani Casablanca évolue lui aussi dans un contexte marqué par des contraintes matérielles.
Médecins et infirmiers doivent quotidiennement prendre en charge les patients des urgences, de la maternité et des différents services de l’établissement.
Les conditions de la morgue ajoutent ainsi une nouvelle source de tension dans un établissement déjà confronté aux difficultés du secteur public.
La question de la dignité des défunts
Au-delà des conditions matérielles, cette affaire pose une question essentielle : celle du respect dû aux personnes décédées et à leurs familles.
Une morgue hospitalière doit répondre à des exigences précises en matière de conservation, d’hygiène et de prise en charge des dépouilles.
La situation rapportée à l’hôpital Hassani relance donc le débat sur les moyens accordés aux établissements publics et sur les solutions mises en place lorsqu’une infrastructure devient indisponible.
À ce stade, les éléments rapportés reposent principalement sur les informations publiées par Assabah et les témoignages cités par le quotidien. Une réaction officielle de la direction de l’hôpital ou du ministère de la Santé permettrait d’apporter des précisions sur la situation et sur les mesures envisagées.
Sources externes :
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