Les aéroports marocains en Afrique renforcent leur présence dans les grands classements continentaux. En août 2026, l’aéroport Mohammed V de Casablanca s’est classé 4e en Afrique par capacité en sièges. De son côté, Marrakech-Ménara a intégré le top 10 continental.
Selon les données publiées par l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), Casablanca a comptabilisé 803 579 sièges programmés en août. Marrakech en a enregistré 480 112.
Aéroports marocains en Afrique : Casablanca reste 4e
L’aéroport Mohammed V conserve une place importante dans la hiérarchie africaine.
Avec 803 579 sièges programmés en août, la plateforme casablancaise arrive derrière Le Caire, Addis-Abeba et Johannesburg.
Le Caire occupe la première place avec 1 850 926 sièges. Addis-Abeba suit avec 1 251 909 sièges, tandis que Johannesburg complète le podium avec 1 148 652 sièges.
Casablanca se situe donc au 4e rang continental. Elle devance notamment Alger, Nairobi, Le Cap et Tunis.
Cette position confirme ainsi le rôle de l’aéroport Mohammed V dans les connexions entre le Maroc, l’Europe et plusieurs destinations africaines.
Marrakech-Ménara entre dans le top 10 africain
Marrakech-Ménara complète la présence marocaine dans ce classement.
Avec 480 112 sièges programmés, l’aéroport de la ville ocre se classe 10e en Afrique au mois d’août. Il devance ainsi plusieurs plateformes importantes du continent.
Cette performance reflète notamment le poids du tourisme international dans l’activité aérienne de Marrakech. La ville bénéficie en effet d’un réseau desservi par de nombreuses compagnies et relié à plusieurs marchés européens.
Au total, le classement de l’AFRAA place donc deux plateformes marocaines parmi les dix premières d’Afrique.
L’offre aérienne africaine progresse de 8,8 %
La performance des deux aéroports marocains intervient dans un contexte de croissance du transport aérien africain.
En août 2026, la capacité en sièges disponible sur le continent a progressé de 8,8 % sur un an. Dans le même temps, les liaisons intra-africaines ont enregistré une hausse encore plus importante.
Leur capacité a ainsi augmenté de 10,5 % par rapport à août 2025. Selon l’AFRAA, cette progression s’explique notamment par l’expansion des réseaux, l’ouverture de nouvelles routes et l’utilisation d’appareils offrant davantage de capacité.
L’Afrique du Nord concentre 41,9 % de la capacité
La répartition géographique met également en évidence le poids des plateformes nord-africaines.
L’Afrique du Nord représente 41,9 % de la capacité en sièges enregistrée en août. L’Afrique de l’Est arrive ensuite avec 22,7 %, devant l’Afrique australe avec 18,3 %.
À elles deux, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest représentent les 17,1 % restants.
Par ailleurs, cinq aéroports nord-africains figurent dans le top 10 continental. Le Caire, Casablanca, Alger, Tunis et Marrakech apparaissent ainsi parmi les principales plateformes africaines selon leur capacité programmée.
Les compagnies africaines face à une concurrence internationale
La croissance des capacités ne signifie toutefois pas que les compagnies africaines dominent tous les marchés.
En août, les transporteurs africains représentaient 47,2 % de la capacité internationale. Les compagnies non africaines détenaient, de leur côté, les 52,8 % restants.
Sur les liaisons intercontinentales, la situation est différente. L’AFRAA attribue aux compagnies africaines 62,4 % de la capacité programmée, contre 37,6 % pour les transporteurs non africains.
Cependant, les données de trafic montrent un autre rapport de force. Pour le trafic intercontinental, les compagnies africaines représentaient 36,7 % du trafic mesuré, contre 63,3 % pour les autres transporteurs.
Une capacité qui progresse plus vite que le trafic
L’écart entre l’offre et la demande constitue également un enjeu pour le secteur.
Selon l’AFRAA, les Available Seat Kilometres (ASK) ont progressé de 9 % en juillet 2026 sur un an. Dans le même temps, les Revenue Passenger Kilometres (RPK) ont augmenté de 5,8 %.
Les revenus passagers des compagnies africaines ont, eux aussi, progressé de 5,6 % en juillet 2026 par rapport à juin 2025.
Ainsi, l’offre continue de progresser rapidement. Les transporteurs doivent toutefois transformer cette capacité supplémentaire en trafic et en revenus.
Le coût du carburant reste un enjeu
Le prix du carburant aviation continue par ailleurs de peser sur les coûts des compagnies.
Pour la semaine se terminant le 21 août 2026, l’AFRAA évaluait le prix moyen du carburant aviation à 169,01 dollars le baril en Afrique, contre 163,87 dollars pour la moyenne mondiale.
Cet écart intervient alors que les compagnies africaines cherchent à accompagner la hausse de la demande tout en préservant leur rentabilité.
Casablanca et Marrakech renforcent la connectivité du Maroc
La présence simultanée de Casablanca et Marrakech dans le top 10 souligne la diversité du réseau aérien marocain.
D’une part, Casablanca joue principalement un rôle de plateforme de correspondance internationale. D’autre part, Marrakech s’appuie davantage sur son attractivité touristique et sur son réseau de liaisons directes.
Cette complémentarité donne au Maroc deux points d’entrée importants dans la connectivité aérienne africaine.
Dans ce contexte, la dynamique devrait accompagner la croissance attendue du marché continental. L’AFRAA estime que le trafic passagers africain pourrait progresser en moyenne de 5,8 % par an jusqu’en 2045.
Pour les plateformes marocaines, l’enjeu sera donc d’accompagner cette croissance avec davantage de capacités, de connexions et d’infrastructures adaptées.
Sources externes :
Ne manquez rien de l'actualité de la diaspora !
S'inscrire à notre prochaine newsletter pour recevoir nos guides pratiques, nos conseils (démarches, investissement) et l'essentiel de l'actu MRE directement dans votre boîte mail.

