mercredi 30 septembre 2026

Saumon d’Alaska au Maroc : un programme pilote de mise en conserve

Du saumon sauvage pêché en Alaska pourrait bientôt arriver dans les conserveries marocaines. L’objectif : transformer et mettre en boîte une partie de cette production au Maroc avant une éventuelle réexportation vers certains marchés internationaux.

Le projet entre désormais dans une phase concrète. La Fédération nationale des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche (FENIP) a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour identifier les entreprises marocaines capables de participer à un programme pilote.

Initialement fixée au 23 septembre, la date limite de dépôt des candidatures a finalement été prolongée au 28 septembre 2026.

Saumon d’Alaska au Maroc : la FENIP recherche des conserveries

La FENIP souhaite sélectionner des entreprises marocaines spécialisées dans la transformation et la mise en conserve des produits de la mer.

Dans son appel, la fédération présente le projet comme un programme pilote de transformation et de mise en conserve de saumon sauvage d’Alaska. Les entreprises intéressées doivent déposer leur candidature auprès de la FENIP.

Cette initiative s’inscrit dans une réflexion engagée depuis 2025 avec l’Alaska Seafood Marketing Institute (ASMI), l’organisme chargé de promouvoir les produits de la mer de l’Alaska.

Pourquoi transformer le saumon au Maroc ?

Le projet repose notamment sur les capacités de l’industrie marocaine de la conserve.

En 2025, l’ASMI avait déjà engagé des échanges avec la FENIP et plusieurs professionnels marocains. Une mission avait notamment étudié les capacités industrielles disponibles et les conditions nécessaires pour transformer du saumon d’Alaska dans des installations marocaines.

L’intérêt est donc double : tester les capacités des conserveries marocaines et évaluer la viabilité économique d’une nouvelle chaîne d’approvisionnement.

Le principe envisagé est relativement simple. Le saumon serait pêché en Alaska puis acheminé vers le Maroc. Les industriels marocains prendraient ensuite en charge les opérations de transformation et de mise en conserve.

Un projet encore au stade des essais

Pour l’heure, il ne s’agit pas encore d’une production commerciale à grande échelle.

La sélection des entreprises marocaines doit d’abord permettre de tester la faisabilité technique du projet. Les industriels devront notamment évaluer les procédés de transformation, les coûts et les caractéristiques du produit final.

L’ASMI dispose par ailleurs de ressources techniques consacrées à la qualité, à la manipulation et à la transformation du saumon d’Alaska, notamment pour les industriels et les transformateurs.

Ainsi, les résultats de cette phase pilote permettront de déterminer si le dispositif peut déboucher sur une activité commerciale plus importante.

Le Maroc pourrait accueillir une nouvelle chaîne de transformation

Pour l’industrie marocaine de la pêche, le projet ouvre une piste supplémentaire de diversification.

Le pays dispose déjà d’un savoir-faire important dans la transformation et la mise en conserve des produits de la mer. La FENIP présente d’ailleurs ce secteur comme un levier pour développer les activités industrielles liées aux produits de la pêche.

De son côté, l’ASMI continue de promouvoir les différentes espèces de saumon sauvage d’Alaska et leurs débouchés sur les marchés internationaux. Le saumon rose, notamment, fait partie des espèces importantes de cette filière.

Une étape décisive le 28 septembre

La prochaine étape consiste donc à sélectionner les entreprises marocaines qui participeront au programme.

La FENIP a fixé au 28 septembre 2026 la nouvelle date limite pour le dépôt des candidatures. À l’issue de cette sélection, les industriels pourront passer aux évaluations et aux essais nécessaires.

Si les résultats s’avèrent concluants, le Maroc pourrait ainsi accueillir une nouvelle activité de transformation de saumon sauvage provenant d’Alaska.

Pour l’instant, toutefois, le projet reste au stade du programme pilote. Sa poursuite dépendra des résultats techniques et économiques des essais.

 

Sources externes :

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