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lundi 25 mai 2026

MRE et immobilier au Maroc : les clés d’une fiscalité à double tranchant

L’investissement immobilier des marocains résidant à l’étranger au Maroc s’accompagne de nombreuses questions fiscales, souvent complexes mais riches en opportunités, pour qui sait les saisir. Car au-delà des clichés, la fiscalité immobilière marocaine s’avère plus nuancée qu’il n’y paraît, avec des dispositifs spécifiques selon l’usage du bien. Résidence principale, bien locatif, donation ou vente : chaque scénario ouvre ou ferme des portes fiscales. Le guide fiscal national apporte désormais des précisions bienvenues. Si le bien vendu a servi de résidence principale pendant au moins cinq ans, le profit réalisé est totalement exonéré d’impôt sur le revenu, un avantage maintenu pour les MRE, même en cas d’absence prolongée, tant que le bien n’a pas été loué ou utilisé professionnellement. Cette exonération s’applique aussi aux logements occupés gratuitement par les ascendants, descendants ou conjoint. Une mesure qui reflète une certaine souplesse familiale du fisc. Autre cas : les logements sociaux. Avec un plafond de prix fixé à 250 000 dirhams (hors TVA) pour une surface de 50 à 80 m², ils bénéficient d’une exonération si occupés pendant quatre ans. En revanche, pour les biens mis en location, les revenus fonciers sont imposables au-delà de 30 000 dirhams annuels, avec une fiscalité progressive jusqu’à 15 %. Côté construction, ceux qui bâtissent leur résidence principale peuvent bénéficier d’une exonération de la contribution sociale de solidarité, à condition de ne pas dépasser 300 m². Quant aux donations, souvent sources d’angoisse pour les familles, elles sont largement favorisées : entre parents, enfants, conjoints ou dans le cadre de la kafala, les profits fonciers sont exonérés et les droits d’enregistrement réduits à 1,5 %, si la déclaration est effectuée dans les règles. Le fisc marocain, loin d’être inflexible, distingue clairement la spéculation de la transmission familiale ou de l’usage personnel. Pour les MRE, souvent tiraillés entre leur attachement au pays et les réalités administratives, comprendre ces subtilités peut éviter bien des écueils et optimiser leur patrimoine. En définitive, une stratégie bien informée permet de transformer la fiscalité marocaine d’un casse-tête en véritable levier d’opportunités.

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