Bourse Casablanca : Le marché boursier marocain a connu un début d’année 2026 plus calme en termes de volumes. Nettement plus animé du côté de l’activité.
Bourse Casablanca : ce qu’il faut retenir
Selon le dernier rapport de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Le premier trimestre 2026 montre un marché en phase de consolidation.
Les volumes reculent, mais l’activité ne s’éteint pas. Sur les marchés central et de blocs, le volume global atteint 26,9 milliards de dirhams. Contre 38,5 milliards au trimestre précédent et 33,3 milliards un an plus tôt.
Les indices boursiers s’inscrivent en baisse. Le MASI perd 8,9 % sur le trimestre, tandis que le MASI 20 recule de 12,4 %. Le marché corrige après les niveaux élevés enregistrés fin 2025.
OPCVM toujours aux commandes, particuliers en forte progression
La structure des échanges reste dominée par les investisseurs institutionnels. Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) concentrent 38,4 % des volumes du marché central.
Derrière eux, viennent les personnes morales marocaines, avec 27,2 % des volumes, puis les personnes physiques marocaines, à 22,6 %. Ensemble, OPCVM et entreprises représentent près des deux tiers des échanges.
Mais le rapport met en avant une évolution de fond : la participation croissante des particuliers. Les personnes physiques marocaines restent en position nette acheteuse.
- Achats d’actions : 6,2 milliards de dirhams.
- Ventes d’actions : 5,6 milliards de dirhams.
- Solde net positif, malgré un contexte boursier moins favorable.
Au-delà des montants, l’intensité de l’activité augmente nettement. C’est ce qui change réellement la physionomie de la Bourse de Casablanca.
Ordres en forte hausse : un marché plus vivant
Les statistiques opérationnelles confirment ce regain d’intérêt des investisseurs individuels. Le nombre d’ordres exécutés sur le marché central bondit de 59,2 % sur un an, pour atteindre 869. 262 ordres.
Dans le même temps, le nombre de contrats progresse de 44,9 %. Le marché devient plus animé, même si les montants globaux restent inférieurs à ceux des trimestres précédents.
Pour les Marocains établis à l’étranger qui suivent le marché ou envisagent d’investir. Cette tendance signifie un environnement plus dynamique, avec :.
- une présence toujours forte des institutionnels (OPCVM, entreprises) qui structurent le marché ;.
- des particuliers plus nombreux, ce qui renforce la profondeur des échanges ;.
- un marché en phase de correction, susceptible d’offrir des points d’entrée à étudier avec prudence.
Quel sens pour les projets d’investissement des Marocains à l’étranger ?
Pour les MRE qui envisagent de placer une partie de leur épargne au Maroc, ces données donnent quelques repères :.
- un marché qui reste dominé par les grands acteurs, donc relativement encadré ;.
- une implication croissante des particuliers, signe d’un accès plus large et de plus d’ordres au quotidien ;.
- un contexte de baisse des indices, qui impose une approche de long terme et une bonne information avant d’agir.
Avant toute décision, il reste recommandé de se rapprocher de sa banque. D’un intermédiaire agréé ou de consulter les informations de l’AMMC pour connaître les produits disponibles. Les risques et les règles applicables aux non-résidents.
La Bourse de Casablanca confirme ainsi son rôle de place centrale pour le financement des entreprises marocaines. Tout en s’ouvrant davantage aux investisseurs individuels, qu’ils vivent au pays ou à l’étranger.
Pour aller plus loin, consultez notre décryptage Canal212 sur les dispositifs d’investissement.
Pour suivre les mises à jour officielles, consultez les références officielles de Bank Al-Maghrib.
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