samedi 22 août 2026

Mali : appel à indemniser les chauffeurs marocains sinistrés

chasseurs marocains Mali : Le sort des chauffeurs marocains victimes de violences au Mali alerte la profession. Qui réclame désormais une indemnisation urgente pour ces transporteurs sinistrés.

chasseurs marocains Mali : ce qu’il faut retenir

Au Maroc, l’Union générale des professionnels du transport international et national interpelle les autorités. Elle demande un soutien matériel et financier pour les chauffeurs marocains au Mali et les propriétaires. De camions touchés lors des événements violents survenus en mai dernier.

Selon l’organisation, plusieurs camions marocains ont été incendiés sur le territoire malien. Pour nombre de transporteurs, ces véhicules constituaient leur unique source de revenus. Leur destruction les a plongés dans une précarité brutale.

Le secrétaire général national du syndicat, Cherki El Hachmi. Décrit une situation sociale « catastrophique » pour les professionnels qui ont réussi à quitter le pays. Ont tout perdu sur place.

Des propriétaires de camions indépendants ruinés

D’après le responsable syndical, la majorité des victimes seraient des propriétaires de camions indépendants. Beaucoup ne possèdent qu’un seul véhicule. Sa perte équivaut donc à la disparition de leur outil de travail et parfois de l’unique revenu du foyer.

Ces chauffeurs marocains au Mali se retrouvent aujourd’hui sans camion. Sans ressources et avec des dettes liées à l’exploitation de leurs véhicules. Certains avaient engagé des crédits ou des investissements pour maintenir leur activité de transport entre le. Maroc et l’Afrique de l’Ouest.

Pour les familles, installées au pays ou parfois déjà présentes à l’étranger. Les conséquences sont lourdes : baisse soudaine des revenus, retards de paiement, projets gelés.

Une absence de réaction officielle dénoncée

Le syndicat déplore surtout le silence des autorités marocaines depuis le retour des chauffeurs concernés au Maroc. Selon Cherki El Hachmi, aucun contact officiel n’aurait été établi avec les victimes pour les écouter. Ou évaluer précisément leurs pertes.

Il souligne que les professionnels du secteur attendent au minimum :.

  • une reconnaissance officielle des préjudices subis ;.
  • un dispositif d’indemnisation ou d’aide exceptionnelle ;.
  • un accompagnement administratif et social pour les familles touchées ;.
  • un dialogue institutionnel sur la sécurité des trajets internationaux.

Pour les transporteurs, cette absence de réaction ajoute un sentiment d’abandon à la perte matérielle déjà subie.

Ce que cela signifie pour les trajets Afrique–Maroc

Cette affaire rappelle la vulnérabilité des routes reliant le Maroc à l’Afrique de l’Ouest. Fréquemment empruntées par les chauffeurs routiers. Les risques sécuritaires impactent directement les entreprises de transport, mais aussi les familles vivant des échanges commerciaux avec la région.

Pour les Marocains installés à l’étranger qui s’appuient sur des transporteurs pour acheminer marchandises. Biens personnels ou produits liés à des activités commerciales en Afrique, cette insécurité peut entraîner retards, surcoûts et incertitudes.

Le secteur du transport réclame donc un cadre plus clair sur la sécurité des trajets. Les assurances adaptées à ces itinéraires et les mécanismes d’appui lorsque des incidents graves surviennent à l’étranger.

En attendant une éventuelle réaction officielle, les chauffeurs concernés tentent de se reconstruire. Souvent sans filet, après la perte de leur outil de travail sur le sol malien.

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