Pour l’année universitaire 2026-2027, le Maroc assouplit les démarches d’admission des nouveaux étudiants internationaux dans ses établissements publics d’enseignement supérieur. Une circulaire du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation dispense notamment ces candidats de l’équivalence préalable de leurs diplômes étrangers et, pour les formations concernées, des concours d’accès. (
Une admission simplifiée pour les étudiants internationaux au Maroc
La mesure concerne les étudiants internationaux qui s’inscrivent pour la première fois dans un établissement d’enseignement supérieur marocain.
Désormais, ils n’ont pas à obtenir au préalable une équivalence officielle de leur diplôme étranger pour engager leur candidature. Leur dossier peut être examiné directement par l’établissement universitaire concerné.
Cette évolution vise notamment à réduire les démarches administratives et à accélérer le traitement des candidatures.
Le ministère précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’une suppression générale des exigences académiques. Les établissements restent chargés de vérifier le parcours du candidat et l’adéquation de sa formation avec les exigences de la filière choisie.
Les diplômes étrangers seront examinés directement par les universités
Pour les formations d’ingénieur, de master, de spécialisation en médecine et de doctorat, l’établissement examine le dossier académique du candidat.
L’objectif est de vérifier la cohérence entre les diplômes obtenus, le parcours universitaire et la spécialité demandée.
Les candidats concernés sont également dispensés des concours d’accès écrits ou oraux lorsqu’ils sont normalement prévus pour les formations concernées. Cette disposition ne signifie donc pas une admission automatique : la sélection repose toujours sur l’étude du dossier et les capacités d’accueil des établissements.
Pour la spécialisation en médecine et le doctorat, la circulaire prévoit également une évolution concernant l’encadrement. Les candidats internationaux ne sont plus tenus d’obtenir au préalable l’accord d’un professeur encadrant. L’établissement peut désigner un enseignant spécialisé pour assurer l’encadrement ou la direction de la thèse.
L’AMCI conserve un rôle dans la coopération internationale
Cette simplification s’inscrit également dans le cadre des programmes de coopération et de mobilité académique.
L’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) reste un acteur central pour les étudiants accueillis dans le cadre de conventions et de programmes de coopération. L’agence joue notamment un rôle dans la coopération académique du Maroc, particulièrement avec les pays partenaires.
Les modalités peuvent donc varier selon le statut du candidat, le programme de coopération concerné et la formation choisie.
Un dispositif présenté comme une circulaire annuelle
Le ministère apporte une précision importante : cette procédure ne constitue pas, à elle seule, une refonte complète du système d’accueil des étudiants étrangers.
Selon les explications données par le ministère, il s’agit d’une circulaire-cadre annuelle destinée à encadrer et faciliter l’accueil des nouveaux étudiants internationaux. Elle s’inscrit dans la continuité des orientations existantes plutôt que dans la création d’un nouveau régime d’admission.
La circulaire demande également aux universités d’accélérer le traitement des dossiers et de privilégier une approche souple dans l’évaluation des candidatures, tout en maintenant les exigences pédagogiques.
Des bureaux dédiés aux étudiants internationaux
Autre volet de la démarche : les universités sont appelées à activer leur « Bureau de l’étudiant international ».
Ces structures doivent faciliter l’accueil et l’accompagnement des étudiants étrangers, notamment dans leurs démarches administratives et leur intégration dans la vie universitaire.
L’objectif dépasse donc la seule question de l’admission. Il s’agit aussi de rendre le parcours des étudiants internationaux plus lisible une fois leur candidature acceptée.
Le Maroc veut renforcer son attractivité universitaire
Cette évolution intervient alors que le Maroc cherche à renforcer son attractivité dans le domaine de l’enseignement supérieur, notamment auprès des étudiants africains.
La simplification des procédures peut ainsi constituer un levier pour rendre les universités marocaines plus accessibles aux candidats étrangers, tout en maintenant l’examen académique des dossiers.
Pour les étudiants internationaux, le changement est surtout concret sur le plan administratif : plus besoin d’attendre une équivalence préalable pour déposer leur candidature, et, dans les formations concernées, plus de concours d’accès à passer.
L’enjeu sera désormais de transformer cette simplification administrative en expérience d’accueil plus fluide, depuis la candidature jusqu’à l’intégration dans l’université.
sources externes :
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