Les Marocains arrivent en tête des acheteurs étrangers de logements en Espagne au premier semestre 2026. Ils ont réalisé 4 960 acquisitions entre janvier et juin, contre 4 541 pour les Britanniques, selon le bilan publié le 15 octobre par le Conseil général du notariat espagnol. Cette première place ne signifie pas que leurs achats augmentent : ils reculent, mais moins fortement que ceux des Britanniques.
Immobilier en Espagne : les Marocains dépassent les Britanniques
Les ressortissants marocains représentent 8 % des achats de logements réalisés par des étrangers, devant les Britanniques à 7,3 %. Les Italiens arrivent ensuite avec 4 109 transactions, suivis des Roumains avec 3 974 et des Allemands avec 3 907, d’après les chiffres détaillés par Infobae le 16 octobre.
Ce classement compte les transactions, pas les personnes ni la valeur totale des biens. Il ne permet donc pas de conclure que les Marocains sont les premiers investisseurs étrangers en montants engagés.
Une première place malgré la baisse des achats
Les acquisitions marocaines ont diminué de 12,6 % sur un an, contre 21 % pour les Britanniques, selon les données du notariat rapportées par Yabiladi le 15 octobre. Le changement de position vient de cette différence de rythme, et non d’un bond des achats marocains.
La contraction touche plus largement la demande étrangère. Le notariat recense 62 327 achats de logements par des étrangers au premier semestre 2026, soit 13 % de moins qu’un an auparavant. Leur part dans l’ensemble des transactions espagnoles passe de 19,2 % à 18,3 %.
Des acheteurs marocains majoritairement résidents en Espagne
Le statut de résidence apporte une distinction essentielle. Selon Infobae, 98,7 % des acquisitions marocaines concernent des personnes déjà résidentes en Espagne : 4 897 opérations sur 4 960. Chez les Britanniques, 52,6 % des transactions sont au contraire réalisées par des non-résidents.
Présenter ces achats comme un afflux d’investisseurs venus du Maroc serait donc trompeur. Les chiffres portent avant tout sur des ressortissants marocains installés en Espagne. Ils ne renseignent toutefois ni l’origine de leur financement ni l’usage de chaque logement : résidence principale, résidence secondaire ou location.
Ce que ces chiffres permettent de retenir
Pour les Marocains résidant en Espagne, ce bilan mesure le poids de leur communauté parmi les acquéreurs étrangers. Il ne constitue pas, à lui seul, un indicateur de hausse des prix ou de rentabilité d’un achat. Une décision immobilière suppose aussi d’examiner le prix local, le financement et les frais liés au bien concerné.
Image d’illustration : une maison et des pièces sur une balance, issue de la médiathèque Canal212.












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