Ismaël Saibari but : Vingt-huit ans après le récital de 1998. Le Maroc s’est offert face à l’Écosse un nouveau moment d’histoire, signé Ismaël Saibari.
À Boston, lors de la Coupe du monde 2026. Le milieu offensif des Lions de l’Atlas a inscrit le but de la victoire face aux Écossais. Une réalisation qui rappelle, presque geste pour geste, le mythique but de Salaheddine Bassir à Saint-Étienne en 1998.
Ismaël Saibari but décisif, parfum de 1998
Dans la mémoire des supporters marocains, la référence reste le Mondial 1998. Ce soir-là, le Maroc s’impose 3-0 face à l’Écosse. Avec un but d’anthologie de Bassir sur une ouverture lumineuse de Tahar El Khalej.
En 2026, le scénario a changé de décor mais pas de protagoniste principal : le Maroc. L’Écosse et une profondeur béante dans l’axe écossais. À Boston, les Lions de l’Atlas mènent la danse sans parvenir à faire la différence au tableau d’affichage.
C’est alors qu’Ismaël Saibari déclenche l’action clé. Servi par une passe millimétrée de Brahim Díaz, il s’engouffre dans l’intervalle avec un appel qui. Copie presque celui de Bassir à l’époque.
Deux buts, une même faille dans la défense écossaise
En 1998, l’ouverture d’El Khalej transperce la défense écossaise. Bassir fuse à la limite du hors-jeu et foudroie le gardien Jim Leighton d’une reprise de volée imparable.
En 2026, le registre est plus moderne mais la logique reste la même. Les Écossais souffrent encore d’une certaine lenteur axiale. Brahim Díaz lit parfaitement la situation et glisse une passe verticale dans le dos de la défense.
Ismaël Saibari contrôle, prend l’information et se retrouve seul face au gardien. Là où Bassir avait choisi la spontanéité, Saibari ajoute la touche de la nouvelle génération. Une feinte de corps pour éliminer son vis-à-vis. Avant de catapulter le ballon sous la barre.
Pour les supporters marocains présents au stade comme pour ceux devant leurs écrans, la comparaison s’impose immédiatement. Même adversaire, même type d’ouverture, même faille exploitée : l’axe écossais, encore pris de vitesse.
Un pont entre deux générations de Lions de l’Atlas
Le but d’Ismaël Saibari ne vaut pas seulement trois points en phase de groupes. Il agit comme un pont symbolique entre deux générations que tout semble opposer, sauf l’ADN offensif.
Pour les Marocains établis à l’étranger, souvent réunis en famille ou entre amis pour suivre la Coupe du monde. Cette action relie les souvenirs de 1998 aux émotions de 2026. Les plus anciens se rappellent Saint-Étienne, les plus jeunes découvrent Boston. Mais l’histoire racontée par le maillot est la même.
Ce type de moment nourrit d’ailleurs la ferveur qui accompagne chaque déplacement des Lions de l’Atlas. Que ce soit depuis l’Europe, l’Amérique du Nord ou le Golfe. De nombreux supporters organisent leurs voyages pour vivre ces matchs sur place, transformant chaque rencontre en rendez-vous de retrouvailles.
- Un adversaire identique : l’Écosse, à 28 ans d’intervalle.
- Une même faille défensive exploitée dans l’axe.
- Deux gestes techniques devenus références pour les Lions de l’Atlas.
En attendant la suite du parcours marocain dans ce Mondial. Le but d’Ismaël Saibari a déjà trouvé sa place dans la vidéothèque affective des supporters. Aux côtés de celui de Bassir, il rappelle que certaines histoires, au football, aiment se répéter.
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