British International Investment (BII), l’institution britannique de financement du développement, a présenté à Nairobi sa stratégie 2026-2031. Le communiqué du 6 novembre 2026 annonce une hausse des investissements dans les entreprises et les infrastructures au Kenya, au sein d’un programme plus large pour l’Afrique.
Les montants mis en avant sont des objectifs continentaux. Ils ne désignent donc pas une enveloppe entièrement réservée au Kenya, même si le lancement a eu lieu à Nairobi.
Deux sources de capitaux à distinguer
BII prévoit environ 864,3 milliards de shillings kenyans d’investissements sur ses propres fonds en Afrique. L’institution veut aussi mobiliser jusqu’à 683,7 milliards de shillings de capitaux privés supplémentaires.
Le premier montant concerne les moyens de BII ; le second dépend de capitaux qu’elle entend attirer. Leur annonce ne signifie pas que ces deux sommes ont déjà été investies. Le communiqué rappelle séparément environ 154,8 milliards de shillings engagés en Afrique de l’Est pendant la précédente stratégie quinquennale.
Climat, énergie et emploi : les objectifs annoncés
La stratégie prévoit au moins 40 % d’investissements climat. Elle vise aussi l’accès à une énergie propre pour 10 millions de foyers et le soutien à des emplois et à des possibilités économiques pour 10 millions de personnes en Afrique.
Ces deux objectifs ne se confondent pas : l’un compte des foyers, l’autre des personnes. Le second ne signifie pas que 10 millions d’emplois nouveaux sont déjà créés. Le communiqué expose les ambitions de la stratégie, pas un bilan de ses résultats.
Photo d’illustration : Timothy A. Gonsalves / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0












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