Le Stade Hassan II de Benslimane ne se construira pas seul. Pour accompagner cette enceinte de 115 000 places, le Maroc renforce également les infrastructures routières autour du futur stade. Parmi les principaux projets figure l’élargissement de la RP3308 en 2×3 voies entre l’échangeur Mohammedia Est et la RN1.
Cette opération doit améliorer l’accès au stade et absorber une partie des flux attendus lors des grands événements sportifs, notamment la Coupe du monde 2030.
Une RP3308 élargie pour fluidifier le trafic
Le programme prévoit trois voies dans chaque sens sur la RP3308. Le tronçon concerné relie l’échangeur Mohammedia Est à la RN1.
Les travaux comprennent également le réaménagement du carrefour nord de l’échangeur. L’objectif est clair : faciliter les déplacements entre Casablanca, Mohammedia, Benslimane et les principaux axes nationaux.
La Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) porte ce programme de desserte routière. Le montant global annoncé pour les quatre lots routiers atteint environ 605 millions de dirhams.
Le réseau routier autour du Stade Hassan II se transforme
La RP3308 constitue seulement l’un des axes concernés.
Le programme prévoit également le doublement de la RP3304 entre la RR322 et la RN1. Un nouvel échangeur doit aussi voir le jour au niveau de Mansouria.
Autre chantier prévu : le prolongement de la RP3304 entre la RN1 et la RR313. Cette nouvelle liaison sera aménagée en 2×2 voies.
Enfin, la RP3323 bénéficiera d’un aménagement au niveau de l’échangeur de Bouznika. L’ensemble doit créer un réseau plus cohérent autour du futur complexe sportif.
Un investissement routier lié au Mondial 2030
Ces travaux répondent directement aux besoins générés par le Stade Hassan II de Benslimane.
Le projet s’étend sur environ 100 hectares et prévoit une capacité de 115 000 spectateurs. Selon le Centre régional d’investissement de Casablanca-Settat, le complexe doit également intégrer une véritable ville sportive avec plusieurs équipements.
L’ampleur du stade impose donc une réflexion globale sur les accès.
Lors d’un match à forte affluence, des dizaines de milliers de personnes devront rejoindre le site dans un laps de temps réduit. Les routes environnantes devront donc absorber les voitures particulières, les transports collectifs, les véhicules officiels et les flux logistiques.
Des équipements techniques pour accompagner le stade
Parallèlement aux infrastructures routières, d’autres marchés concernent directement le Grand Stade Hassan II.
L’Agence nationale des équipements publics a notamment lancé des marchés liés au contrôle des études techniques et à la sécurité incendie. Le premier marché était estimé à 31,2 millions de dirhams, tandis que le second atteignait 7,2 millions de dirhams.
Ces investissements montrent que la préparation du complexe dépasse largement la construction des tribunes.
Il faut également prévoir les accès, les parkings, la sécurité, les réseaux techniques et la gestion des flux.
Benslimane se prépare à changer d’échelle
Le futur Stade Hassan II doit devenir l’un des principaux équipements sportifs du Maroc.
Le projet s’inscrit dans la préparation du Royaume pour la Coupe du monde 2030. Les travaux routiers autour du site pourraient également produire des effets durables après la compétition.
Une meilleure connexion avec Casablanca, Mohammedia, Bouznika et les grands axes nationaux peut en effet faciliter les déplacements quotidiens et soutenir le développement économique de la région.
Le défi sera désormais de transformer cette infrastructure sportive exceptionnelle en un véritable pôle territorial connecté, capable de fonctionner bien au-delà du Mondial 2030.
Sources externes :
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