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mardi 16 juin 2026

Travail des enfants : Sekkouri annonce une baisse de 59% depuis 2017

Younes Sekkouri travail enfants : Le travail des enfants a reculé de 59% au Maroc depuis 2017. A indiqué le ministre Younes Sekkouri devant la Chambre des représentants.

Selon le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise. De l’Emploi et des Compétences. Le taux de travail des enfants est aujourd’hui inférieur à 1,3% à l’échelle nationale. Une évolution présentée comme une avancée majeure pour la protection de l’enfance.

Younes Sekkouri travail enfants : ce qu’il faut retenir

En réponse à une question orale portant sur le travail des mineurs. Younes Sekkouri a rappelé que ces progrès s’inscrivent dans la politique royale en matière de droits de l’enfant. Il a souligné la supervision directe de la princesse Lalla Meryem. À la tête de l’Observatoire national des droits de l’enfant.

Le ministre a affirmé que le Maroc a franchi des étapes importantes, ce qui lui vaut une reconnaissance à l’échelle internationale. Il a notamment mis en avant le rôle du Cadre de Marrakech, adopté lors d’une conférence mondiale dédiée à l’élimination du travail des enfants.

Environ 100 000 enfants encore au travail

Malgré cette baisse, le défi reste important. Younes Sekkouri a indiqué qu’environ 100 000 enfants exercent encore des activités économiques dans le pays.

La majorité de ces enfants se trouvent en milieu rural, où ils contribuent au revenu familial. En zones urbaines, le ministre a évoqué une fourchette comprise entre 20 000 et 23 000 enfants au travail.

Il a insisté sur la nécessité de poursuivre la mobilisation des pouvoirs publics. Des familles et des acteurs locaux afin de réduire davantage ces chiffres et de prévenir le décrochage scolaire.

Cadre de Marrakech et expérience marocaine

Le ministre a rappelé que le Maroc avait présenté sa candidature. Il y a deux ans, pour accueillir la 6e Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants. Cette initiative a reçu le soutien de nombreux pays.

Cette conférence a abouti à l’adoption du Cadre de Marrakech, présenté comme une référence internationale. Selon Younes Sekkouri, l’ensemble des mesures retenues s’inspirent de l’expérience marocaine :.

  • renforcement du contrôle et de l’inspection du travail ;.
  • évolution de la législation et ratification de conventions internationales ;.
  • retrait progressif des enfants du marché du travail ;.
  • programmes de soutien à la scolarisation et à la formation.

Le Maroc met en avant ce modèle comme une base de travail partagée avec d’autres pays. Confrontés au même phénomène.

École, formation et programmes d’insertion

Pour consolider cette baisse du travail des mineurs, les autorités misent sur l’éducation et la formation. Younes Sekkouri a mis en avant l’extension de l’enseignement préscolaire comme levier central.

Le ministre a également cité des programmes d’insertion et de formation pour les jeunes de 15. À 17 ans ayant quitté l’école. Dont le programme Tadaroj. Ces dispositifs visent à offrir des alternatives concrètes au travail précoce et à accompagner l’entrée progressive. Des jeunes dans le marché du travail formel.

Pour les familles marocaines, y compris celles qui envisagent un retour ou des séjours plus longs au pays. Ces évolutions traduisent un environnement où la scolarisation et la protection des enfants gagnent du terrain. Les autorités appellent toutefois à maintenir la vigilance, surtout en milieu rural, afin de consolider ces acquis.

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