mercredi 19 août 2026

Maroc-Algérie : les voyageurs marocains disposent d’une dotation en devises 12 fois plus élevée

Les règles concernant les devises voyage au Maroc permettent aux résidents d’accéder à un montant nettement supérieur à celui prévu en Algérie. Le plafond de base marocain atteint 100 000 dirhams par personne et par année civile, contre 750 euros pour un adulte en Algérie. Selon le taux de change retenu, l’écart dépasse ainsi douze fois.

Cette comparaison mérite toutefois une précision importante : les devises ne constituent pas une aide financière versée par l’État. Le voyageur utilise ses propres dirhams pour acheter légalement des devises destinées à ses dépenses à l’étranger.

Devises voyage Maroc : un plafond de 100 000 dirhams

Au Maroc, l’Office des Changes fixe la dotation pour voyages personnels de base à 100 000 dirhams par personne et par année civile. Ce mécanisme permet au voyageur d’acheter des devises auprès des établissements autorisés.

Le dispositif concerne notamment les personnes physiques marocaines résidentes qui souhaitent financer un séjour à l’étranger.

Les devises pour voyager depuis le Maroc peuvent servir à couvrir différentes dépenses liées au déplacement. Le bénéficiaire peut notamment utiliser une carte de paiement internationale ou obtenir des devises sous différentes formes autorisées.

Maroc-Algérie : un écart de plus de douze fois

La différence apparaît lorsqu’on compare les plafonds de base. Au Maroc, le montant atteint 100 000 DH. Avec un taux de change proche de 10,7 DH pour un euro, cette somme représente environ 9 300 euros.

En Algérie, le plafond de l’allocation touristique pour un voyageur adulte est fixé à 750 euros. Le rapport entre les deux montants dépasse donc 12 fois.

Cependant, cette comparaison concerne uniquement les plafonds réglementaires de base. Elle ne signifie pas qu’un voyageur marocain reçoit gratuitement douze fois plus d’argent qu’un voyageur algérien.

Comment fonctionne l’achat de devises au Maroc ?

Le système marocain repose sur un principe simple : le voyageur convertit ses propres dirhams en monnaie étrangère.

La réglementation autorise plusieurs moyens pour utiliser cette enveloppe. Les banques et les opérateurs de change peuvent notamment délivrer des billets de banque ou permettre l’utilisation d’une carte de paiement internationale.

Le voyageur doit naturellement respecter les conditions prévues par la réglementation des changes.

Les établissements concernés vérifient notamment l’identité du bénéficiaire ainsi que les documents nécessaires à l’opération.

Le plafond marocain peut aller jusqu’à 500 000 dirhams

Les devises voyage au Maroc ne s’arrêtent pas au plafond de base de 100 000 dirhams.

La réglementation prévoit également une dotation supplémentaire calculée en fonction de l’impôt sur le revenu payé ou prélevé à la source au cours de l’année précédente.

Cette enveloppe supplémentaire correspond à 30 % de l’IR, avec un plafond global fixé à 500 000 dirhams par personne et par année civile.

Le dispositif peut donc permettre à certains contribuables de disposer d’une capacité de change largement supérieure au montant de base.

Une enveloppe de devises, pas une aide de l’État

Cette distinction reste essentielle.

Les 100 000 dirhams de devises pour voyager ne sont pas versés au bénéficiaire par le gouvernement. Il s’agit d’un plafond réglementaire d’accès aux monnaies étrangères.

Autrement dit, le voyageur doit disposer de ses propres fonds en dirhams pour effectuer la conversion.

Le mécanisme encadre donc l’accès aux devises plutôt qu’il ne finance directement les voyages.

Le Maroc facilite progressivement l’accès aux devises

Cette politique s’inscrit dans une évolution plus large de la réglementation marocaine des changes.

L’Office des Changes a publié l’Instruction générale des opérations de change 2026, qui poursuit la libéralisation progressive et maîtrisée de certaines opérations.

La réglementation intègre également davantage de procédures numériques. Certaines démarches peuvent désormais être effectuées à distance, ce qui réduit les formalités pour les bénéficiaires.

Cette évolution accompagne la croissance des déplacements internationaux des Marocains.

Pourquoi cette différence avec l’Algérie ?

L’écart entre les deux systèmes reflète surtout des politiques différentes en matière de contrôle et d’accès aux monnaies étrangères.

Le Maroc autorise une enveloppe annuelle relativement élevée pour les voyages personnels. L’Algérie applique, de son côté, une allocation touristique beaucoup plus basse.

Mais plusieurs paramètres doivent être pris en compte avant de tirer une conclusion sur le pouvoir d’achat des voyageurs : revenus, coût des voyages, taux de change, conditions d’utilisation et réglementation applicable.

Le chiffre de douze fois doit donc être lu comme une comparaison des plafonds de change, et non comme une mesure du niveau de vie des deux populations.

Devises voyage Maroc : un avantage pour les voyageurs internationaux

Pour les Marocains qui voyagent régulièrement, le niveau du plafond offre une marge importante pour financer leurs dépenses à l’étranger.

Cette capacité concerne notamment les déplacements touristiques, professionnels ou familiaux.

Elle s’inscrit également dans un contexte où les flux internationaux augmentent, notamment avec la croissance du transport aérien et le retour des Marocains du monde pendant la période estivale.

Le sujet peut également être rapproché de ton article « Visa pour la Belgique : les Marocains passent à la caisse », qui traite du coût croissant des déplacements internationaux.

Un système plus ouvert, mais toujours encadré

Le Maroc dispose donc d’un système qui permet aux voyageurs d’accéder à une enveloppe de change importante, tout en maintenant un cadre réglementaire précis.

Avec 100 000 dirhams de base et un plafond pouvant atteindre 500 000 dirhams avec la dotation supplémentaire, les possibilités sont largement supérieures au seul montant souvent cité dans les comparaisons avec l’Algérie.

L’enjeu pour les autorités consiste désormais à maintenir cet équilibre entre facilitation des voyages, libéralisation des changes et contrôle des flux financiers.

 

Sources externes : 

 

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