Les Marocains qui voyagent en Europe pour un court séjour pourraient connaître des contrôles plus longs aux frontières à partir du lundi 7 septembre 2026. Une mesure transitoire qui permettait aux États de suspendre temporairement certaines opérations biométriques en cas de forte saturation doit prendre fin.
Empreintes digitales, photographie et enregistrement des données personnelles font désormais partie des contrôles prévus par le nouveau système européen d’entrée-sortie.
EES : les contrôles biométriques deviennent la règle
Le système EES (Entry/Exit System) vise à enregistrer électroniquement les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers qui voyagent dans l’espace Schengen pour de courts séjours.
Les voyageurs concernés ne font donc plus l’objet d’un simple tampon sur leur passeport. Le système enregistre notamment leurs données personnelles ainsi que des éléments biométriques.
Les empreintes digitales et la photographie du visage font partie des données utilisées par le dispositif.
Marocains en Europe : pourquoi les files pourraient s’allonger ?
Depuis la mise en place progressive de l’EES, les États européens disposent de mécanismes permettant de gérer les situations de saturation aux frontières.
Lorsque le nombre de voyageurs devient trop important, les autorités peuvent appliquer certaines mesures temporaires afin de fluidifier les contrôles.
Cette souplesse doit toutefois disparaître avec la fin de la période de transition.
Les contrôles biométriques devront alors s’appliquer selon les procédures prévues par le système. Dans les périodes de forte affluence, cette opération peut prendre davantage de temps qu’un contrôle classique.
Empreintes et photo : quelles données seront enregistrées ?
Pour les voyageurs marocains concernés par l’EES, le passage aux frontières implique un enregistrement plus complet.
Le système collecte notamment les informations figurant dans le document de voyage. Il enregistre également la date et le lieu d’entrée ou de sortie.
Des données biométriques sont également utilisées. Elles comprennent notamment une photographie faciale et les empreintes digitales, selon les modalités prévues par le système.
L’objectif est de renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’espace Schengen et de mieux identifier les dépassements de durée de séjour.
EES Marocains Europe : qui est concerné ?
Le système concerne les ressortissants de pays tiers qui se rendent dans les pays européens utilisant l’EES pour un court séjour.
Les citoyens marocains sont donc concernés lorsqu’ils voyagent dans l’espace couvert par le dispositif.
Les voyageurs qui disposent d’un visa Schengen de court séjour peuvent notamment être enregistrés dans le système lors du franchissement de la frontière extérieure.
Les personnes bénéficiant d’un titre de séjour ou de certaines catégories de visas de longue durée relèvent de règles différentes.
Une période de transition désormais terminée
Le déploiement de l’EES s’est effectué progressivement afin de permettre aux États et aux infrastructures frontalières de s’adapter.
Cette période a notamment permis de tester les nouvelles procédures et d’ajuster les contrôles face aux pics de fréquentation.
Avec la fin des mesures transitoires, les autorités devront appliquer plus systématiquement les procédures biométriques prévues par l’EES.
Pour les voyageurs marocains, cela signifie surtout qu’il faudra prévoir davantage de temps lors du passage aux frontières.
Que doivent prévoir les voyageurs marocains ?
Les voyageurs qui prennent l’avion, le bateau ou passent par une frontière terrestre doivent anticiper un éventuel allongement des files d’attente.
Il est donc recommandé d’arriver suffisamment tôt à l’aéroport ou au port. Les voyageurs doivent également conserver leurs documents de voyage à portée de main.
L’enregistrement biométrique ne signifie pas qu’il faut effectuer une nouvelle demande de visa pour chaque voyage. Le dispositif concerne principalement la manière dont les autorités enregistrent et contrôlent les entrées et sorties.
EES : un nouveau réflexe pour les voyages en Europe
Pour les Marocains voyageant en Europe, le passage aux frontières va donc progressivement changer.
Le traditionnel contrôle du passeport laisse davantage de place à un système numérique associant données personnelles et biométriques.
À partir du 7 septembre, la fin des mécanismes temporaires de gestion des saturations pourrait rendre les contrôles plus longs lors des périodes de forte affluence.
Pour éviter les mauvaises surprises, les voyageurs ont donc tout intérêt à prévoir une marge de temps supplémentaire lors de leur passage aux frontières européennes.
Sources externes :
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