dimanche 6 septembre 2026

Législatives 2026 : comment le Maroc encadre les deepfakes et la désinformation

Législatives 2026 arsenal juridique : À l’approche des Législatives 2026, le Maroc se dote d’un arsenal juridique spécifique pour encadrer les deepfakes et les campagnes de désinformation en ligne, dans un contexte où les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle prennent une place centrale dans le débat politique.

Un cadre numérique repensé pour le scrutin du 23 septembre 2026

Le scrutin législatif est fixé au 23 septembre 2026. L’encadrement de la compétition politique ne se limite plus aux meetings, affiches ou médias classiques. Il intègre désormais la régulation du paysage numérique, devenu un terrain décisif de bataille électorale.

La généralisation de l’accès aux plateformes sociales et la montée des outils d’IA générative capables de. Produire des deepfakes audio et vidéo bouleversent les risques. Une rumeur bien ciblée peut se propager en quelques minutes, toucher les électeurs au Maroc comme à l’étranger. Semer le doute sur la sincérité du vote.

Pour y répondre, le législateur a choisi de renforcer les règles du jeu. Les Législatives 2026 et l’arsenal juridique qui les accompagne marquent un tournant dans la façon d’aborder la sécurité du scrutin.

Un nouvel article 51-bis pour cibler les contenus falsifiés

Au cœur de la réforme figure l’introduction de l’article 51-bis au sein de la loi organique 53.25, qui modifie et complète la loi organique 27.11 relative à la Chambre des représentants.

Ce nouvel article incrimine spécifiquement l’utilisation des technologies de l’information pour :.

  • capter des propos, images ou documents sans consentement ;.
  • fabriquer des contenus falsifiés (montages, faux audios, vidéos manipulées) ;.
  • diffuser ces éléments dans le but de tromper le public.

La cible n’est pas la critique politique, mais la manipulation malveillante des images et de la parole. L’objectif est double : protéger l’intégrité morale des candidats et des électeurs, et préserver la transparence des opérations électorales.

Législatives 2026 arsenal juridique : des peines lourdes mais encadrées

Sur le plan répressif, l’article 51-bis prévoit des peines d’emprisonnement allant de deux à cinq ans. Les amendes sont comprises entre 50.000 et 100.000 dirhams. Le message est clair : monter ou relayer un deepfake malveillant pendant la campagne ne relève plus du simple « buzz », mais d’une infraction pénale.

Pour autant, le texte trace une ligne nette entre manipulation et débat d’idées. Le dispositif repose sur la notion d’intention criminelle (dol spécial). Pour que l’infraction soit constituée, la justice doit établir une volonté délibérée :

  • de nuire à la réputation d’un tiers ;.
  • de tromper les électeurs ;.
  • ou d’entraver le bon déroulement des élections.

Autrement dit, la critique, la satire ou l’expression d’une opinion politique. Même virulente. Ne suffisent pas à tomber sous le coup du nouvel article. En l’absence d’une volonté de manipuler par la falsification.

Un dispositif articulé avec le Code pénal

Ce nouveau cadre électoral ne part pas de zéro. Il s’articule avec les dispositions déjà présentes dans le Code pénal, notamment les articles 447-1 à 447-3, qui sanctionnent la diffusion de contenus privés ou de montages à caractère diffamatoire.

Ces articles prévoient déjà des peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. L’article 51-bis vient donc compléter l’arsenal existant en ciblant plus précisément les dérives liées aux périodes. Électorales et aux technologies récentes.

À l’ère des deepfakes, une fausse déclaration attribuée à un responsable politique ou une vidéo truquée. Peuvent influencer un vote. Fragiliser la confiance dans les institutions et brouiller le lien entre citoyens et représentants.

Ce que cela change pour les Marocains de l’étranger

Pour les Marocains résidant à l’étranger, qui suivent souvent la vie politique du pays via les réseaux sociaux. Cette évolution est loin d’être théorique. Les contenus falsifiés circulent sans frontière, et certains peuvent prendre des décisions de vote ou de. Retour au pays sur la base d’informations erronées.

Le renforcement des Législatives 2026 et de l’arsenal juridique vise aussi à sécuriser cet espace d’information à distance. Il encourage les électeurs à vérifier l’origine des vidéos et des propos avant de les partager, et à se référer aux canaux officiels pour les annonces sensibles.

En parallèle, les Marocains du monde peuvent suivre l’évolution des textes et des procédures sur les portails institutionnels, comme celui du ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger : https://www.mre.gov.ma/.

Dans un environnement numérique de plus en plus instable. Cette réforme traduit une volonté de concilier liberté d’expression. Pluralisme du débat et protection du vote, à quelques mois d’un rendez-vous électoral majeur.

Pour aller plus loin, consultez nos dernières informations Canal212 pour les MRE.

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